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 Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)

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MessageSujet: Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)   21.05.12 1:21

Kenneth E. Davidson


Votre personnage





Surnoms : Kenny, par la plupart des personnes qui le croiseront. Ou alors Ken, pour ceux qui veulent se foutre de lui.
Sexe : A mon humble avis, il est de sexe masculin.
Âge : 20 ans, né un 30 Avril.
Profession : Team Rocket. C'est un sbire tout juste arrivé et qui compte bien se faire une réputation.
Région : Jothô, originaire d'Oliville puis a déménagé à Doublonville.
Genre de Pokémon souhaité : La majorité des pokémons que je préfère se trouvent dans la première ou deuxième génération... Je ne suis pas difficile à satisfaire, mais évitez les insectes. J'aime le feu et l’électricité, si on me pose la question °w°.


Caractère



La voici donc ma faute, exécrable et sublime.
Compatir, quel forfait ! Se dévouer, quel crime !
Louise Ackerman

Kenneth, tu es un hypocrite, n'est-ce pas ? Tu prétends haïr les autres et penser que les humains sont inférieurs aux pokémons, mais toi-même, tu agis comme le pire de tes congénères. Quand tu parles, tout ce qui sort de tes lèvres sont des mensonges, des mots infâmes semblables à du poison qui perceront le petit cœur de tes victimes. Tu es tellement sûr de toi que tu n'hésites jamais à juger de parfaits inconnus en les prenant pour des égoïstes et des menteurs, alors que tu fais la même chose, peut-être pire. Tu as appris à contrôler cette haine, mais tu utilises les mêmes méthodes pour remplir tes missions. Jamais tu ne changeras d'avis sur les Homos Sapiens, tu t'entêtes dans un cercle vicieux de méchanceté et de moquerie, comme si tu étais en quelque sorte supérieur, alors que tu ne l'es pas. Tu ne le seras jamais, mon petit. Tu auras beau chercher, tout ce que je vois, c'est un faible qui se montre mauvais face aux autres pour paraître plus gros, un petit chaton qui crache et feule pour apeurer ceux qu'il considère comme ses ennemis. C'est tellement plus facile que de s'ouvrir, n'est-ce pas ? Tu ne l'avoueras pas, tu ne le comprendras sûrement jamais, mais tu as peur, c'est tout. Tu es un lâche qui évite les gens pour passer à côté des ennuis et des blessures. Dans l'histoire, Kenny, l'idiot, c'est toi.

Jamais tu ne seras sympathique. Tu jugeras immédiatement la personne que tu rencontreras comme un idiot fini qui ne mérite pas ta grande considération. S'il s'agit d'un membre de la Team Rocket, alors tu n'agiras qu'un peu plus gentiment, parce qu'il faut bien remplir la mission, hm ? Bien évidemment, quand l'on parle de gentillesse avec toi, c'est plutôt « tu n'en feras pas ton jouet ». Tu n'épargneras à personne tes sarcasmes acides et secs, ton ironie mordante fera mal à ceux qui ne peuvent pas la supporter et tu riras lorsque ton interlocuteur se mettra à pleurer. Rien pour toi n'est plus pathétique, n'est-ce pas ? La faiblesse, c'est ce que tu hais chez les autres, et ce qui te donne une si bonne excuse pour les briser entre tes mains pâles. Oui, tu es un monstre, Kenneth. Tes paroles coupent le petit cœur des gens que tu rencontrent, les crasses que tu leur fait suffisent à te rendre effrayant à leurs yeux. Tu ne vaux pas mieux que ceux que tu recherches, mon grand ; tu es même bien pire. Mais bien évidemment, toi, tu es excusé, n'est-ce pas ? Ton passé et ta souffrance te donne la meilleure des excuses, selon toi. Alors que tu agis uniquement contrôlé par la colère et ta douleur, tu juges ceux qui craquent et pleurent en les méprisant. Ne serais-tu pas jaloux de cette facilité qu'ils ont à vivre ensuite, libres de l'enclume qu'est leur peine ?

Jamais ta conscience ne te freine. En apparence. Tu montres l'image d'un jeune homme froid et sans aucune pitié, mais au fond de toi, c'est tout autre chose, n'est-ce pas ? Tu as toujours été un très bon comédien, après tout. Tu le sens, ton cœur glacé se serrer alors que tu voles le pokémon d'un innocent jeune dresseur et que tu brises à jamais ses rêves de gloire. Le voilà, ton point faible. Tu as du mal à t'attaquer aux petits garçons, parce que tu as du mal à t'enlever de l'esprit l'image de ton petit frère, celui pour qui tu as abandonné toute humanité. Mais un vol, des mots blessants, ça, ça ne t'arrêtera jamais. Pour lui, tu es prêt à vendre ton âme au diable, si ce n'est déjà fait. S'il faut supprimer quiconque se trouvant sur ton chemin, tu le feras sans fléchir et s'il le faut, tu laisseras derrière toi des ruines. Du moins c'est ce que tu aimerais être, Kenneth. Que ce serait simple de devenir un monstre cruel et froid, qui n'y réfléchirait pas à deux fois avant de laisser destruction et peine derrière lui. Mais rassure-toi, tu es sur le bon chemin. Le monstre en toi ne fait que commencer à apparaître. Tu n'as pas craindre cela, mon cher. Crois-moi, n'importe qui pourra te le dire : peu à peu, tu te rapproches de ton objectif. Mais es-tu si sûr que ça d'avoir raison ? As-tu réfléchi une minute à ce que penserait ton petit frère en te voyant ainsi ? Bien sûr que non. Depuis que ta mère est morte, tu n'agis plus de façon rationnelle. Tu ne le feras plus jamais.

Tu es bien trop têtu pour ton propre bien, mon petit. Comme je viens de le dire, tu n'abandonneras jamais quelque chose quand tu penses pouvoir l'obtenir. C'est à la fois ton plus grand défaut et ta plus grande qualité. Lorsque tu es persuadé du bien fondé de ton action, comme toujours en vérité, tu feras tout ce que tu peux pour réussir tes objectifs, même s'il faut pour cela faire du mal aux autres. Tu es bien incapable de voir plus loin que ta petite personne, Kenny. Ton égoïsme te perdra un jour, tu le sais ? Bien évidemment, que tu ne le sais pas. Tu ne comprends pas plus loin que ce que tu veux voir, comment pourrais-tu même imaginer que ne contenter que toi-même n'est pas la bonne méthode ? Tu es une sorte d'électron libre qui cherchera à réussir quelque soit la difficulté, même s'il faut pour cela agir comme le pire des salauds. Car tu l'es, mon cher Kenneth, sois ravi de ce fait. Ce n'est pas de la détermination au sens où tu agiras toujours de façon à faire le bien, mais c'est une obstination enfantine qui ne t'as jamais vraiment quitté. Cela pourrait être adorable si tu n'étais pas adulte et normalement mature, mais ton entêtement alors que tu as tort est pathétique. Es-tu autant persuadé d'être le seul à comprendre le fonctionnement des choses ? Es-tu si sûr de toi pour te mettre en danger et ceux qui t'entourent ? J'oubliais. Tu es égoïste, alors le deuxième point de mon argument est invalide. Horrible créature que tu es, mon ami.

La seule qualité que l'on pourrait t'avouer, c'est ta bravoure et ton courage. Jamais tu ne recules devant la difficulté, malgré tout les aspects négatifs de ta personnalité. Tu sais évaluer le danger de façon juste et proportionné, sans surévaluer tes capacités. Car tu as beau posséder une très importante quantité de défauts, tu n'en restes pas moins quelqu'un dont l'égo n'est pas si énorme que ça. De plus, tu as tendance à détester ceux qui ne sont pas capables de maîtriser leur arrogance démesurée. Venant de toi, qui juge que les autres sont des boulets, c'est un véritable comble. Mais tu as toujours été incapable d'avouer tes propre défauts, Kenny. C'est étrange de penser que l'enfant timide, fragile, pur que tu étais est dorénavant un jeune homme au cœur corrompu et distant. Les quelques qualités qui restent présentes en toi doivent être des vestiges de cette époque révolue. On pourrait presque te prendre en pitié si l'on ne te connaissait pas mieux que ça. Presque. Enfin bref. Tu as toujours aimé les défis et à vrai dire, la sensation d'excitation, l'adrénaline qui parcourt tes veines lorsque tu te trouves en face d'un adversaire coriace donne à ta vie l'étincelle pour enflammer ta passion. Dans un autre temps, dans d'autres conditions, tu serais devenu un héros ; peut-être même un chevalier servant, qui sait ?

Tu as une loyauté étrange pour la Team Rocket. Du jour au lendemain, tu leur as donné ta totale confiance et ta servitude, simplement en échange d'argent. Pour pouvoir t'occuper de ton frère, tu es devenu un criminel, mais ce n'est pas suffisant. Tu veux quelque chose de plus important, tu veux pouvoir offrir la lune au dernier membre de ta famille restant. Chez les sbires, on te surnomme le « toutou », car tu obéiras sans réfléchir à un ordre de tes supérieurs, tu hocheras la tête à chacune de leurs paroles et pour toi, personne ne sera supérieur à eux dans ton estime. Ces gens-là peuvent t'apporter quelque chose, alors tu les respecte. Tu ne leur fais pas de la lèche, mais tu sais te faire remarquer par ta loyauté et ton professionnalisme. Parfois, on te fait remarquer que tu ressembles à un Caninos. Tu souris, même si au fond de toi, l'envie d'étrangler ton interlocuteur se fait pressante. Vu qu'il s'agit de quelqu'un qui t'es supérieur en grade, tu serres les dents et tu te contentes d’acquiescer gentillement. Le parfait petit sbire. Ton but est de monter en grade, de prendre de l'influence. Hors de question alors d'apparaître comme un rebut, un élément pseudo-rebelle dont l'on se débarrasse comme une vieille ordure. Mais tu sais quand t'imposer une limite. Être aux yeux de personnes plus influentes un larbin lécheur de pompes n'est pas vraiment une bonne chose ; il vaut mieux être montré comme un membre fiable, professionnel et qui accomplira le travail demandé sans trop se poser de questions. Sur le dernier point, il n'y a aucun soucis. Remarque, les deux autres non plus ne sont pas des soucis pour toi.

Tu n'aimes pas montrer que tu apprécies quelqu'un. C'est une marque de faiblesse, n'est-ce pas ? Alors tu t'isoles. Tu te montres froid, distant, et tu remballes immédiatement ceux qui tentent courageusement de percer ta carapace. Rétorquer sarcastiquement, de façon blessante, est ta façon de vivre après tout. Mais lorsque, miracle, quelqu'un arrive à passer outre tes défenses, tu refuses d'afficher la moindre sympathie pour lui. S'il le faut, tu l'insulteras de tout les noms, lui fera de jolies remarques déplaisantes sur ses maladresses et tenteras de le faire partir, même si ça te te fait mal. Car tu es ainsi, Kenneth. Tu crois à une illusion que beaucoup de personnes ont eu avant toi : si tu ne te lies à personne, alors comment est-ce qu'une trahison pourrait te blesser ? Comment est-ce que la perte d'un ami précieux pourrait chambouler ton esprit ? Ce serait impossible, bien évidemment. Mais alors ta logique est défaillante, comme elle l'a été pour beaucoup d'autres avant toi. Dans ce cas-là, n'allume jamais de feu de peur de te brûler. C'est une idée stupide, qui ne pourra au final que te faire du mal. Mais tu persistes. Cela causera ta perte, retiens mes mots. Peu importe le nombre de fois où l'on te rabâchera que ton comportement ne te rapportera strictement rien, tu feras toujours la sourde oreille. Bien évidemment, il est plus facile de ne pas se remettre en question et de continuer son petit bout de chemin.

Tu as la sale habitude d'analyser tout ce qui passe autour de toi, de chercher une explication logique à chaque petit détail. Tu connais la mentalité humaine comme ta poche et tu prends à malin plaisir à décortiquer les réactions des gens, à prédire leurs actions avant même qu'ils n'aient eu le temps d'agir. C'est amusant, n'est-ce pas, d'avoir pour une fois dans ta misérable petite vie un contrôle sur le fil des choses ? Ou du moins de ressentir d'avoir le contrôle. Car tu auras beau chercher, analyser, user de tes méninges, tu ne pourras jamais contrôler son destin. Tu n'es pas omnipotent, mon cher. Ta naïveté à ce sujet en est presque adorable : tu crois qu'en te documentant, en apprenant tout ce qui est connu sur les pokémons, tu pourras mieux comprendre le monde qui t'entoure. Mais tu ne comprends rien. La vision vu du monde d'une seule personne est très petite. C'est uniquement en élargissant ton monde, en te connectant à ceux des autres que tu pourrais avoir une minuscule chance de découvrir d'autres horizons. Comprendre le monde de ceux qui t'entourent est sûrement impossible, mais tu ne peux pas espérer profiter de la vie. Oh. Excuse-moi, j'oubliais. Tu t'en fous, de ça. Tout ce qui t'importe, c'est le bonheur de ton frère. Mais pense-tu vraiment qu'il serait heureux en te voyant ainsi ? Vraiment.

Tu es pessimiste. Horriblement pessimiste. Pour toi, qui n'a qu'une vision noire et obscurcie du monde dans lequel nous vivons, il n'y a que plusieurs teintes de gris. Pas de bien, pas de mal. Pas de noir, pas de blanc. Pour toi, croire en une vision utopiste de la justice est un rêve d'enfant innocent que tu as abandonné depuis bien longtemps. Tu te justifies souvent ainsi, lorsque l'on te dit que ce que tu fais est mal. Tu souris, enfin c'est plutôt un rictus moqueur et tu affiches un regard condescendant envers la personne qui te l'a dit. Pour toi, rien de plus pitoyable et faible que quelqu'un qui croit encore en ces sornettes. Le gentil qui arrête le méchant, c'est uniquement dans les histoires et contes que vous racontait vos parents le soir avant de vous laisser dormir. Dans la vraie vie, c'est différent pour toi. Pour autant, tu n'as pas tellement tort. C'est ta vision des choses dans leur globalité qui est fausse. Mais c'est amusant. Amusant de te voir te croire supérieur aux autres car tu as compris une chose aussi simpliste. Continue de te penser plus intelligent, à te monter sur un piédestal. La chute n'en sera que plus rude, Kenny. Et ce jour-là, tu comprendras enfin ce que c'est de tomber de haut.

Il y a une sorte de grâce dans tes gestes. On peut être étonné que des mots si mauvais puissent sortir de quelqu'un à l'air aussi noble que toi. Lorsque tu agis, tu es délicat, tu ne fais pas de gestes brusques et violents. C'est une façade, bien évidemment. Tu as toujours été un génie pour cela, pour le mensonge en général. Si à l'intérieur de toi la colère brûle, la hargne monte, tu restes inexpressif à l'extérieur. Ton masque est magnifique, résultat d'années de travail acharnées. C'est si facile d'imiter les expressions, pour toi qui les connaît si bien. Alors lorsque l'on découvre en détail qui tu es, il y a une sorte de désillusion, les espérances se brisent. Tu y prends un malin plaisir, comme le bon petit sadique que tu es. Que c'est amusant de regarder le visage des gens s'affaisser en une expression indignée, horrifiée ou colérique. Que c'est hilarant de voir qu'ils comprennent enfin que la seule chose qu'ils partageront avec toi, c'est la haine. Enfin, pas tellement. Toi, tu t'en fiches. Tu t'en fiches de tout. De l'opinion des autres, de leur façon de te voir, de leurs habitudes à la con que tu leur ferais très volontairement remballer par une paire de baffes. Ce serait si facile. Pourtant...

Malgré ton comportement, tu n'en restes pas moins quelqu'un de posé, de calme. Tu n'es pas une tête brûlée ; jamais tu n'iras foncer sans réfléchir à un plan, ce n'est pas le type de personne que tu es. Tu préfères tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. Tu sais pertinemment que t'énerver et laisser tes barrières s'effriter ne pourra que te causer des ennuis, alors tu te promets de garder la rancune au fond de toi pour la ressortir plus tard. Tu te vengeras de le pire des façons, très certainement, et tu feras souffrir la personne qui a provoqué ton courroux, rien que pour ton honneur bafoué. Tu sembles paisible, de loin. On pourrait presque penser que que tu es quelqu'un de souriant. Mais tu es juste détendu, relaxé par le monde qui t'entoure, du moins dans un lieu naturel et végétal. Lorsqu'il s'agit de rester en ville, entouré par énormément de monde, tu ressens comme une sensation étrange. Tu as envie de hurler, de mettre le feu. Cette misanthropie n'est pas une exagération, elle est bel et bien présente, sans que tu ne comprennes trop pourquoi. Elle sera toujours là, prête à allumer la méchanceté dont tu es un maître incontesté.

Néanmoins, tu possèdes deux défauts plus « humains ». Tu es un fainéant et un gourmand incorruptible. Il n'est pas surprenant de te voir allongé sur ton canapé, à te goinfrer de cookies ou d'autres sucreries. C'est peut-être pour ça que tu es devenu un cordon bleu, qui sait. C'est bien la seule chose positive que tu puisses faire, Kenneth. On est souvent surpris lorsque l'on apprend ce trait de personnalité. Généralement, on hausse un sourcil interrogé et l'on se demande s'il agit d'une sorte de mauvaise blague, ou encore si la narratrice tente de détendre l'ambiance en ajoutant un petit détail qui pourrait te rendre attachant. Ce qui est probablement le cas. Je pense que nous t'avons cerné, Kenny. Tu n'es pas si exceptionnel, au final. Tu es juste un méchant de base. Sans importance.

Mais c'est là ton plus gros avantage. Personne ne pourrait penser que tu peux devenir quelqu'un d'important, car l'on te pense destiné à rester un pauvre sbire, condamné à la médiocrité par ton comportement presque cliché.


Starter


Surnom : Machin, truc, bidule. Qui sait, peut-être lui donnera-t-il un meilleur surnom si celui-ci devient plus utile ?
Race : Osselait.
Sexe : Mâle.
Le dresseur l'apprécie-t-il : Pas du tout. Kenneth le trouve faible, inutile et n'hésite pas à le lui rappeler. Parfois, il regrette vraiment de l'avoir reçu et serait presque prêt à l'échanger contre un Magicarpe, qui au final lui serait plus utile une fois évolué. Le pokémon, quant à lui, tente tout pour attirer l'attention de son maître, mais celui-ci ne lui donne que du mépris.
Particularités : Aucune. C'est ce qui désespère Kenny. Le pokémon sol est en effet dénué de toute particularités. En somme, il s'agit d'un Osselait tout à fait banal, sans détail physique particulier.
Faible, inutile, lâche. Voilà ce que vous dira son dresseur si l'on lui demandait ce qu'il pense de la créature qu'on lui a donné comme compagnon. Si, au départ, il avait pensé à s'en débarrasser, il a finalement accepté de le garder, considérant que si il pouvait entraîner cette chose faiblarde, il pourrait éviter tout les obstacles qui se trouvaient devant lui. Honnêtement, personne ne s'attendrait à grand chose de lui ; l'Osselait ne fait en fait pas très bonne impression, vu qu'il tremble en permanence et se cache au moindre danger.



Behind the screen

Prénom / Surnom : Terra, Lys, Cookie master, ça dépend des gens ~
Sexe : Féminin. Si, c'est bien une fille derrière l'écran !
Âge : 18. Mais j'me suis gouré et j'ai mis 19 dans mon profil. Yup', je suis débile au point de me tromper dans l'année.
Personnage sur l'avatar : Takeshi Yamamoto, Katekyo Hitman Reborn.
Comment as-tu découvert le forum ? : Partenariat avec Alcea Rosea.
Autre Compte : //
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MessageSujet: Re: Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)   21.05.12 1:22

Story of my life



Clocks


And nothing else compares
Oh no, nothing else compares
You are
Home, Home where i wanted to go
Une salle de bal. Une salle qui aurait pu dater de l'époque révolue qu'était la renaissance, presque. Le genre de pièce qui fait la jalousie des plus riches, et l'envie des plus pauvres. L'endroit où se rassemble toute l'aristocratie du coin et les wanna-be les plus talentueux. On pourrait considérer que ce lieu est en quelque sorte le rêve de tout ceux qui recherchent la richesse, en plus de celui des grands romantiques qui ont toujours voulu pouvoir y danser au moins une fois. La décoration dorée, les bougies lumineuses sur les murs, les lustres de cristal... Rien n'a été installé au hasard et rien n'a été oublié. Pour tout dire, on pourrait croire que ce genre de décoration bien kitsch pourrait être énervante pour ceux qui s'y trouvent, mais c'est faux. Apparemment, personne ne semblait le remarquer (ou du moins le faire remarquer). Les invités gloussent à volonté, on boit de façon modéré, comme le veulent les bonnes manières et personne n'ose agir de façon indécente. De loin, on peut voir un Mr. Mime et un Métamorph accomplirent des tours de cirque devant les curieux amassés ici et là. On pourrait presque avoir la nausée devant tant de richesse exposée avec tant d’orgueil, lever un sourcil moqueur devant cette scène cliché d'un autre temps.

« Crois-tu au hasard ? » murmure une voix féminine dans son oreille.

Il est charmé, hypnotisé. Ses yeux sont fixés sur le corps devant lui, ses iris noirs sont remplis de passion et d'amour. Il observe les pans de sa robe rouge se mouvoir au gré de ses gestes, est complètement captivé par ce visage aux traits fins et cette peau laiteuse. Face à la question de son interlocutrice, il laisse ses lèvres se déplacer en une moue amusée, presque moqueuse. Celle-ci a posé des doigts fins sur ses lèvres roses, et tapote sur ces mêmes lèvres d'une façon presque élégante. Un air malicieux trône sur le visage de sa conquête, et il ne peut s'empêcher de le renvoyer à sa façon. Un petit rictus moqueur danse sur son visage, signe évident que la question provoque de l'amusement chez lui. Tandis que la jeune femme se positionne devant lui, repoussant des mèches de cheveux ébènes derrière ses oreilles, il serre à nouveau sa cravate. Puis, après quelques minutes d'attente, il se décide enfin à répondre à l'interrogation qui lui a été posé.

« Par le plus grand des hasard, ne te moquerais pas tu de moi, Claire ? » demande-t-il, vraisemblablement quelque peu étonné par l'étrangeté de la phrase qui lui a été dit. « Je suis un inventeur. Je ne crois qu'aux probabilités, ma chère. » rit-il presque.

La brune se froisse légèrement, agacée. Ses doigts qui jouaient auparavant sur ses lèvres descendent sur sa robe, et elle ne peut s'empêcher de tripoter les nombreux rubans rouges qui la décorent. Sa moue devient celle d'une enfant à qui l'on a refusé un jouet ou encore une phrase réconfortante, ou même remplie de compliments. Ses sourcils se froncent et elle gonfle puérilement ses joues, vexée. L'homme laisse un petit gloussement lui échapper. Il s'attendait à cette réaction, pour tout dire. Il passa une main dans les cheveux noirs de la jeune femme, la marque de son amusement toujours présente sur son visage aux traits durs.

« Ne fais pas cette tête, ça te rend laide. » lâche-t-il en enlevant immédiatement sa main.
- William ! Qu'est-ce qui te prend ?! S'exclame-t-elle, offusquée et à la fois gênée.
- Rien, rien. Calme-toi. Je ne comprends simplement pas ton envie de te poser autant de questions... »

Elle ne répond rien et semble soudainement pensive, comme si quelque chose l'avait tiré de sa rêverie originelle. Soudainement, son regard paraît distant, lointain. C'est comme s'il n'y avait plus rien qui la retenait, comme si elle avait perdu une partie de son âme. Ses yeux noisettes furent soudainement voilés d'une brume de mélancolie indescriptible. Elle paraissait fixer un point fixe dans l'air, sans pourtant arrêter son attention sur quelqu'un ou sur l'un des nombreux objets luxueux se trouvant ici. Il vient de poser un doute chez elle. Le mutisme presque tabou entre eux s'écoule lentement, aucun n'osant commencer une autre conversation. Ils avaient tout les deux compris. Mieux que quiconque, ils se comprenaient ainsi. Elle venait de l'aristocratie, lui était l'un des principaux actionnaires d'une grande société en matière de sciences et de technologies. C'en était presque une comédie romantique de l'époque moderne ; une jeune femme lunatique, romantique, et un homme logique et moqueur. Personne ne peut vraiment leur reprocher d'être attirés l'un par l'autre ; ils sont si différents, et pourtant, leurs personnalités s'attirent comme deux aimants.

Il hésite soudainement à répondre, son sourire disparaît et il se rembrunit. Il croyait que cette soirée sympathique -quoique un peu trop kitsch à son goût- aurait pu dissiper les quelques soucis qui noircissaient leurs pensées ces derniers temps. William hésite, ne sachant pas vraiment ce qu'il pouvait éventuellement faire pour calmer le trouble de son amante. C'était bien plus compliqué que l'on aurait pu le penser : même les sourires enfantins et les boutades qu'ils s'offraient mutuellement ne suffisaient pas à faire disparaître les ennuis dont ils ne pouvaient se débarrasser d'un geste de main. Une grimace étira les traits de son visage normalement paisible. Alors qu'elle allait se mettre à essayer de briser cette atmosphère lourde.

« Je sais. Mais ton père n'acceptera jamais. C'est un hasard, si nous nous sommes rencontrés, malgré le fait que tu puisses croire que tout ceci était prévu à cause de la rivalité entre la société où je travaille et la tienne, tout ceci est un jeu du destin. »

De bien belles paroles. Mais elles sont juste là pour réconforter la personne en face de lui. Gentiment, il termine sa phrase par un petit sourire.

« On peut juste espérer que rien ne changera notre relation, hm ? »

Et sans la prévenir, il l'attira soudainement contre lui, un petit rictus séduisant sur lui. Avant qu'elle n'ait pu comprendre quelque chose, William pose ses lèvres sur celles de la jeune femme dans un baiser chaste. Après un petit moment de silence, elle passa sa main dans les cheveux de son amant et agrippa sa nuque pour s'y rapprocher. A ce moment précis, l'homme ne put que penser que pour cela, il était prêt à tout abandonner. C'était bien là où il voulait retourner.

Come out upon my seas,
curse missed opportunities (am I)
A part of the cure, or am I
part of the disease (singing)
« Enceinte ? »

Personne ne lui répond. Une tension indescriptible s'est installée, détruisant tout espoir d'une entente mutuelle. La jeune femme, repliée au fond de son lit, n'ose pas même lever les yeux. Les cernes noires sous ses prunelles sont le signe évident qu'elle n'a pas dormi depuis longtemps. Elle n'a plus la force de pleurer, sa respiration est en lambeaux. Elle regarde fixement à côté d'elle, trouvant la couleur bleutée sur le test de grossesse tellement terrorisante. Ses cheveux habituellement si bien coiffés sont réduits à l'état de foin. Ses joues au teint de porcelaine sont rougies par les larmes. Ses frêles jambes tremblent. Elle a l'impression de voir son monde s'écrouler, que les murs qui faisaient tenir cet univers sont brisés en petits morceaux. Elle a tout perdu, à cet instant. Il a suffit d'une fois, et elle est ainsi condamnée. C'est une véritable tragédie grecque. Il n'y a plus rien qui compte : pas même les baisers des on amant, pas même le luxe qui se trouve dans sa vie quotidienne. Elle se demande intérieurement si il ne s'agit pas d'une punition ; d'une sorte de moquerie venant d'un quelconque dieu dont elle serait la victime. Est-ce que quelqu'un avait décidé de briser ainsi sa vie ?

Lui, de son côté, sent son avenir disparaître. Il voudrait pouvoir le rattraper, pouvoir redevenir ce brillant scientifique qui semblait promis à une vie simple et agréable. On l'avait vu, dès sa jeunesse, comme une sorte de génie qui aurait pu amener de nouvelles inventions révolutionnaires, comme un esprit brillant et dévoué à l'innovation technologique. Mais là, tout s'effondre. Comment pourrait-il seulement rêver de continuer sa carrière et de progresser si il est ralenti par un enfant ? C'est impossible. Toute les voix sont condamnées. Soudainement, l'amour qu'il porte à cette femme n'importe plus ; seule sa réussite personnelle l'intéresse. Il lui hurle des phrases hargneuses, se fiche de son sort. Son égoïsme sort, autrefois dissimulé par un self-contrôle qui vole en éclats aujourd'hui. Les pleurs résonnent dans la chambre, les bruit d'objets cassés retentissent fréquemment. Une dispute de couple, la première. Elle ne sera pas la dernière, loin de là. C'est une ironie magnifique. Au lieu de prendre sur eux et de s'enfuir, ils se confinent à une vie misérable de frustration et de haine commune.

Tu es à peiné né, Kenneth, et tu causes déjà autant de soucis à tes géniteurs. Tu n'es pas voulu, tu ne l'as jamais été. Tu es une « erreur ». La pire qu'ils aient commise. Ta chance de naître a été le pire malheur de tes parents. Tu aurais pu ne jamais naître, tu sais. Il aurait suffit que ta mère ait soudainement changé d'avis, qu'elle eut voulu avorter, et tu n'aurais jamais vu le jour. Est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose ? Certains défenseurs de la vie diront que non, des justiciers répondront le contraire. A y penser, est-ce que ta vie a la moindre importance ? Tu ne fais que blesser les autres ; n'est-ce pas, au final, mieux si tu n'avais jamais ouvert tes yeux ? Tant de peine, tant de tristesse aurait été évité. Rien que par ta naissance, tu as détruit des vies. Ton plus grand péché, c'est ton existence.

« Je... Je n'en veux pas, Claire. » balbutie finalement l'homme, après une heure de dispute.

Comme animée par la colère, la jeune femme relève les yeux, le courroux débordant de ses yeux. Elle lui lance le regard le plus menaçant possible.

« Hors de question. Tu assumeras. Cet enfant, c'est aussi le tien. Je refuse de te laisser t'en tirer.
- M'en tirer ?!
S'exclame-t-il, indigné. Qui n'a pas pris la pilule ? Je t'avais prévenu ! »

La jeune femme ne répond pas et se mord l'intérieur de la joue. Ses yeux lancent des éclairs. Elle veut qu'il se taise, qu'il disparaisse. Sans lui, rien de cela ne serait arrivé. Elle serait encore la richissime héritière de la famille Emerson, ne craindrait pas la colère de son père s'il devenait au courant de la relation qu'elle avait un scientifique d'une société rivale. Elle n'était pas censée tomber enceinte aussi jeune, pas à vingt-quatre ans ! Elle avait la vie devant elle, allait-elle devoir abandonné la richesse, le luxe et les soirées chic contre un enfant, un bâtard qui lui serait à jamais reproché ? Serait-elle reniée ? Deviendrait-elle le vilain petit canard de la famille, dont l'on ne parlait qu'en ragots d'un air médisant, moqueur et méprisant ? Ces questions hantaient ses pensées. Non, elle ne voulait pas assumer leur erreur commune. Stupide chose que l’orgueil. Si elle doit l'emmener avec elle dans sa chute, elle le fera. Sans hésiter un instant. Elle se décide enfin à parler et d'un ton assuré, ordonne :

« Demain, tu iras voir mon père. Tu lui demanderas ma main en lui expliquant que je suis tombée enceinte. Il va hurler, te criera dessus, mais sera forcé d'accepter. Personne ne peut me forcer à avorter de cet enfant, alors il vaut mieux pour lui que je me marie avec toi, car tu seras le seul à accepter ce « bâtard ». Il s'en sera plus un, en somme. Tu vas quitter ta société et rejoindre la nôtre, pour ne pas causer plus d'ennuis. Et si tu refuses... »

Un rictus mauvais se dessina sur ses lèvres. La jeune femme agréable et chaleureuse avait changé en une seule journée. Elle s'est relevée, tel un phénix. Mais elle ne conserve pas son âme pure, non. Elle a troqué sa place contre celle d'une diablesse qui répand son poison en vengeance.

« … Tu peux êtres sûr que ta vie deviendra un enfer vivant. »

Pauvre, pauvre Kenneth. En voulant t'accorder la vie, ta mère t'as inconsciemment condamné à une douleur, à un poids qui ne te quittera jamais.



Shinkai Shôjo


« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »
« Madame Davidson, quel plaisir de vous revoir !
- De même, Elizabeth, de même. »


La femme sourit, contrastant avec ses cheveux noirs coiffés en un chignon strict. Tout ceci ne sont que des politesse dénuées de toute amitié ; il n'y a que les apparences qui comptent après tout, dans ces lieux. Son interlocutrice affiche elle aussi la même candeur, masque de bonne manière offert par une éducation stricte et sévère. Il est donc ironique de penser qu'il y a tout juste sept ans, madame Davidson était encore appelé Claire par son entourage. Auparavant, tout le monde la traitait avec respect, comme si elle était une petite princesse. Elle est devenue le vilain petit canard, à ranger au fond d'un placard et à oublier. Il est triste de dire que la seule raison pour laquelle elle n'est pas moins bien traitée que cela se trouve être la raison qui l'a fait ainsi dégringoler dans le panthéon familial...

« Puis-je vous poser une question ?
- Plaît-il ? »
Répondit Claire calmement.

L'autre hésite. Ses lèvres bougent légèrement, comme si elle s'apprêtait à grimacer. Puis soudainement, comme si elle avait trouvé ce qu'elle cherchait, son visage s'illumine et elle se met à genoux, un grand sourire hypocrite au visage. Elle ressemble à un chaton à qui l'on a offert un morceau de poisson.

« Mais le voilà, le petit Kenny ! »

Caché derrière la robe ample de sa génitrice, l'enfant tremble et n'ose pas rencontrer le regard de la personne qui le regarde fixement, paraissant attendre un geste d'affection. Il ne l'aime pas, la grosse dame. Elle sent mauvais de la bouche et elle veut toujours lui faire des bisous baveux. C'est ce qu'il pense, au fond de lui, mais « mamans m'a dit que c'était pas bien de dire ça ». Il ne comprend pas vraiment pourquoi il ne peut pas dire la vérité, mais vu que sa mère le lui ordonne, il ne cherche pas à comprendre. Il détourne le regard, les yeux amplis de peur. Lui ne comprend pas cette obsession étrange qu'ont les gens avec lui, lui n'arrive pas à comprendre cette hypocrisie dans les sourires qu'on lui adresse. Il est encore trop jeune pour comprendre son unique crime, exister. Ce n'est pas de sa faute, mais personne ne lui dira. Cette grosse dame, il le sait, veut seulement sa faire bien voir. En étant bien vu par le futur héritier de la compagnie Emerson, elle aurait pu s'attirer les faveurs de son grand-père maternel. Mais il ne le sait pas encore, malgré sa conscience qui lui hurle de faire attention à tout ces requins qui n'hésiteraient pas une seconde à le croquer.

Tu as toujours grandi dans cet univers, entouré par des nourrices, par des professeurs. Tu as toujours connu ces dîners mondains, ces réunions de famille où tu te voyais confiné au rang d'héritier légitime à la succession de l'entreprise familiale. Alors, comme au moyen-âge, on est plus clément envers ta mère et sa relation, on l'autorise à épouser un homme peu recommandable par son travail. Derrière vous, les murmures fusent, et tu n'as personne pour te défendre. Ta génitrice ne te protège plus depuis bien longtemps, voyons. Elle ne te voit, elle aussi, que comme un outil. Un outil pour se faire à nouveau bien voir par son paternel. Tu as été sa perte, c'est donc ton devoir de refaire sa vie. Du moins, c'est ainsi qu'elle le pense. C'est pourquoi, alors que tu te rapproches d'elle, elle gifle la main qui voulait s'accrocher à sa robe. Elle fronce les sourcils, sévère. Ses yeux te lancent des éclairs. Tu recules, apeuré. Allait-elle te faire du mal devant toutes ces personnes ? Non. Il te suffit de croiser son regard pour comprendre. Tu y vois une haine, une haine démesurée. L'amour ? Tu n'en as jamais entendu parler ; c'est pour toi un conte de fées.

« Dis-moi, Kenneth, pourrais-tu jouer la valse des Lakmécygne pour madame Emerson ? »

Tu voudrais dire non. Non, tu ne veux pas jouer pour la grosse dame qui a l'air de vouloir te manger si l'on regarde dans ses yeux. Tu ne veux pas y aller, mais cette question était presque rhétorique. Tu n'as pas le choix. Tu n'as jamais eu le choix. Sans dire un mot et sous l'air interrogé des invités, elle te pousse vers le grand piano à queue au centre de la pièce. Tu hésites, tes traits se froissent en une expression inquiète. Tu ne veux pas le faire. Ce n'est pas la même chose que lorsque tu le fais pour Debrah, ta gouvernante. Ici, les gens te jugent. Tu es trop frêle, trop timide, trop naïf. On te dit uniquement bon pour le piano, pour les études. Mais l'étincelle d'espoir éclaire alors tes idées noires ; est-ce que te faire remarquer par tes capacités au piano pourrait animer de l'intérêt dans les prunelles désintéressées de ton père et de ton grand-père. Père et grand-père dont les yeux sont, pour une fois, fixés sur toi. Tu déglutis, avales ta salive. Tu vas le faire, malgré tes doigts tremblants et la sueur froide dans ton dos.

Les mains fragiles de l'enfant soulèvent le clapet qui couvre les touches. Il caresse les notes d'ivoire, ses yeux soudainement inexpressifs. Il ne dit rien et s'assied sur le tabouret mis à sa disposition. Un silence religieux s'installe dans la pièce. Il respire un grand coup. Pour la première fois dans sa vie, il sent comme du respect dans l'air. Il fait craquer ses doigts. Il n'a que sept ans, mais il est une autre personne lorsqu'il joue. Soudainement, alors que l'on s'attendait à une mélodie simple mais répétitive, on obtient une étrange chose. Les notes tombent en cascade. Fortes, basses, aiguës. Un crescendo, un ornement. Un arpège, puis un accord. Un descrescendo. Il est perdu, fou. Fou de son art, fou de sa musique. Les respirations s'accélèrent à la vue des mains de l'enfant qui se déplacent à une vitesse vertigineuse sur le clavier.

Il n'entend plus rien. C'est ça, son échappatoire. La musique. Il a trouvé sa passion dans la vie, la chose qui lui a permis de tenir durant toute ces années sans affection. Il laisse sa peine s'envoler dans sa mélodie. C'est son seul doit, dans cette famille où l'on l'a abandonné.

Où suis-je dirigé, que dois-je faire ?
Soudain, un rayon de lumière a brillé devant moi,
J'ai tendu la main pour essayer de l'atteindre mais il a été emporté hors de ma vue par les vagues
Qu'est-ce que c'était ? C'était si chaud et éblouissant
« Kenneth, je te présente Peter. »

Le jeune garçon ne dit pas un seul mot. Il regarde fixement le jeune garçon qu'on lui présente comme son frère. Ses cheveux noirs en bataille contrastaient avec son teint pâle, ses yeux bleus d'acier fixent un point inconnu sur le sol. Tu as neuf ans et l'on te présente ton nouveau frère. Adopté, bien évidemment, tes parents n'ont jamais eu de contact physique depuis ta création. On raconte qu'il s'agirait de ton cousin, du fils de ton oncle. Mais tu t'en fiches. Tu viens de trouver un partenaire de jeu, une personne qui ne te jugera pas. Tu es hypnotisé par ces pupilles violettes. Tes parents croient que tu seras méfiant, que tu vas refuser la présence de ce deuxième enfant. Mais ils se trompent lourdement. Tu affiches un grand sourire rempli de joie. Un sourire lumineux, qui ne t'es pas habituel. L'ombre semble se dissiper autour de toit.

L'autre est timide. Il n'ose pas s'avancer vers lui. Avec son grand sourire, Kenneth s'approche et enlace son nouveau frère dans ses bras, malgré la réticence de celui-ci. Il ne sait pas comment expliquer cette sensation qui parcourt son corps, ne sait pas quoi dire de cette étrange chaleur qui apparaît en lui. L'autre répond difficilement mais sûrement à l'étreinte, étrangement rassuré par le regard que lui offre l'autre.

« Tu feras attention à lui ? Il est un peu plus jeune que toi, de trois années. »

Tu hoches la tête. Tu es si heureux. C'est un peu comme si l'on t'avait offert un pokémon pour Noël. Tu as enfin trouvé une chose à défendre en plus de ta passion de la musique. C'est comme un rêve. Il ne t'es en aucun cas relié par le sang, mais tu as l'impression de le connaître depuis si longtemps. Il s'agit de la première personne à qui tu voueras une confiance éternelle, pour qui tu vendras ton âme. Peut-être est-ce l'ironie du sort qui veut qu'à ce moment, l'enfant fragile que tu étais a subit sa première transformation. De timide et naïf, tu es devenu quelqu'un de courageux et de brave, sûr de lui. Personne n'aurait pu l'imaginer. Peter, tu seras la raison de son avancement et la cause de sa chute dans les profondeurs sombres de son esprit. Mais en es-tu seulement conscient ?

Tu seras sa perte. A l'instant même où tu as été placé sous sa protection, tu es devenu son obsession.



Breath


I see nothing in your eyes
And the more I see, the less I like
Is it over yet
In my head, huhuh
C'était il y a deux ans, mais tu t'en rappelleras à jamais.

Tu étais pourtant parti en voyage, en vacances à Doublonville pour visiter la grande métropole. Tu étais si persuadé que tout cela se déroulerait bien, que tu reviendrais avec Peter, un grand sourire sur les lèvres. Ces vacances s'annonçaient pourtant si bien ; tu avais prévu de passer tes journées à visiter les grands bâtiments, ou encore de passer plusieurs après-midi au Parc Naturel. Avec un peu de chance, si tes parents s'étaient rendus compte que tu pouvais vraiment être responsable, peut-être te donneraient-ils un pokémon pour ton dix-huitième anniversaire ? De plus, prendre un grand bol d'air frais serait bénéfique pour ton cher petit frère, alors tu étais persuadé que rien ne pourrait mal se passer, malgré les étranges événements qui arrivaient aux quatre coins du monde. Tu étais encore si naïf, si gentil à cette époque.

Mais les images ne mentaient pas. Terrorisé, mais à la fois hypnotisé par ce que tu voyais, tu fixais l'écran de télévision, incapable de détourner le regard. L'horreur de la chose avait pris ta gorge, tes yeux écarquillés, la grimace d'horreur qui déformait ton visage d'ordinaire si paisible. Un hoquet d'épouvante quitta ta gorge alors que tu voyais la terre s'ouvrir, les glissements de terrain, la mer déchaînée. Tremblant, tu caches les yeux de Peter alors que celui-ci s'est mis à pleurer à chaudes larmes, l'angoisse appuyant sur ses nerfs. Que ton visage était laid à ce moment, déformé par cette horrible expression apeurée. Tu ressemblais alors à ce que tu es vraiment, Kenneth. Un pauvre petit animal apeuré, réduit à l'état de ce qu'il est vraiment : un insecte insignifiant. L'ironie de la chose est magnifique, n'est-ce pas ?

« NON ! PUTAIN MAMAN, NON ! »

La mort de ta mère en direct. La télévision en direct, c'est magnifique. Alerté par ton hurlement, ton frère a dégagé tes mains et a pu lui aussi voir cette scène, comme tant de personnes amassées dans le centre pokémon à cet instant. Tu as vu les vagues avaler la terre, celle-ci s'effriter. Ta génitrice, celle qui ne t'as jamais accordé d'importance, cause pourtant une mer d'émotion en toi. Le jeu de mots est ironique, car celle-ci mourra noyée sous le courroux de l'océan. En quelques minutes, l'eau se propage dans la ville. Le phare tombe, les cris de paniques sont tels qu'il est impossible de discerner un son dans cette marée. Le pire reste au moment où le manoir familial est submergé par la houle, que ce qui composait ton fragile petit monde est en train de s'effondrer, comme celui de ta mère avant toi. Tu veux pleurer, crier, mais tu es immobile, incapable de bouger ou même de réagir. C'est un cauchemar, tu veux t'en persuader.

Tu vois rouge. Littéralement. La mer se teinte de rouge alors que le crâne de ta mère a percuté brutalement un rocher, émettant un craquement sinistre. La caméra, qui s'était un instant rapproché du corps de ta génitrice au moment fatidique. Cet instant, ces quelques secondes, cette image, restera à jamais inscrite dans ton esprit. Par la suite, tout sembla se dérouler au ralenti. L'eau qui dévore progressivement Oliville, ta ville natale, le manoir qui est rasé par la marée, les cris.

Et enfin, les communications télévisuelles se coupent. Et là, l'enfer se déchaîne. Les cris résonnent dans le centre pokémon, les gens se bousculent pour sortir dehors, certains se cachent. D'autres s'accrochent à quelqu'un comme à une bouée de sauvetage. Toi, tu serres Peter contre toi, tente de lui cacher l'horreur de la situation alors que tes yeux, rougis par les larmes, sont hermétiquement fermés. C'est un peu la tienne, de bouée de sauvetage. Tu regardes ceux de ton frère, et tu as peur. Tu es effrayé par le vide que tu aperçois dans ces prunelles bleutées, tu ne sais que dire face à cette froideur qui s'empare de ton petit protégé. Ce regard inexpressif te terrorise, pour tout dire. Tu ne sais pas quoi l'avenir va être fait, en fait. Tu es un prodige, certes, mais uniquement dans la musique. En dehors de cela, socialement, tu n'es pas un maître. Alors tu te contentes de mots rassurants, de paroles sensées le réconforter. Ton cœur saigne. Tu ne peux rien faire, pauvre être faible que tu es.

« Peter, tu te souviens de la berceuse que je te chantais lorsque l'on étaient petits ? »

Il ne répond rien, mais hoche la tête. Tu commences alors à siffler un petit refrain connu, et malgré l'état pathétique de ton corps, tu commences à chanter.

« Six petits Wattouat dansent autour d'un arbre... »

Mélodie terrible qui retentit comme un thrène.

« Cinq Capumains montent jusqu'aux cimes... »

Tous se taisent et te fixent.

« Quatre Phanphy font des roulades... »

Ta voix se brise. Tu pleures.

« Trois Kaiminus jouent dans l'eau... »

Tu as maintenant même du mal à parler.

« Deux Scorplane font des loopings dans l'air... »

Tu tombes à terre, Peter dans tes bras.

« Et un petit Pikachu... »

Tu ne termines pas ta phrase. Tu t'effondres, ton cri de douleur résonne dans les murs du centre. Personne ne t'aidera. On te prend en pitié, tu sens les bras de ton frère te serrer contre lui. Pour toi, c'est la fin d'une époque. De ton petit monde. Tu vas renaître, ne t'inquiètes pas. Plus vite que tu ne le crois.

I know nothing of your kind
And I won't reveal your evil mind
It is over yet ?
I can't win
Tu n'es plus le même, Kenneth.

Tous le voient. Les domestiques, ce qu'il te reste de famille. Ton regard auparavant chaleureux est devenu glacial. La seule étincelle d'humanité que l'on peut parfois y voir est réservée à ton frère. Après la grande catastrophe, les survivants de ta famille se sont réfugiés à Safrania, ou encore à Ebènelle. Toi, tu n'affiches plus aucune émotion sur ton visage qui fut celui d'un petit ange à une époque. Tu refuses de toucher une nouvelle fois à ton piano. Tu t'enfermes parfois des journées entières dans ta chambre, à contempler le ciel pendant des heures. Tu es devenu un mort-vivant. Dans ton dos, on se réjouit et on déplore ta transformation. Si ton côté dur peut être un avantager pour diriger la compagnie, ce comportement asocial n'est en rien accepté. Mais depuis la mort brutale de ton grand-père, la compagnie te revient de droit. Tu as dix-huit ans, tout juste majeur, et tu es dorénavant l'une des personnes les plus riches au monde. Bien évidemment, comme tu ne connais rien en économie et en sciences, tu as laissé le travail à ton oncle. Pour l'instant. Personne ne sait encore ce qui passe dans ta petite tête. Ils ne l'apprendront que bien plus tard.

Ton père, tu le hais. Celui qui t'as toujours considéré comme un frein, comme un boulet, bien plus que ta mère. Et il n'a jamais donné une once d'affection, tu le soupçonnes même d'avoir battu Peter quand celui-ci était plus jeune. Ta mère n'a même pas eu de sépulture. Malgré le fait que son corps ait été perdu dans l'océan, tu aurais au moins aimé pouvoir lui accorder une tombe spirituelle. Un endroit où tu pourrais te recueillir. Mais tu ne peux pas, parce que ton paternel a préféré utiliser l'argent pour son petit compte personnel. Bien évidemment, que tu prends parti. Malgré le manque considérable d'amour de ta mère pour toi, tu as besoin de relâcher la haine qui brûle dans ton cœur.

Mais tu ne dis rien. Tu ne dirais rien à Peter, qui est encore innocent. Il est devenu ton unique faiblesse, la raison pour laquelle tu es devenu ainsi. Tu veux le protéger de tout ce qui est mauvais en ce monde, même si tu dois salir tes propres mains. Peu importe ce qui t’arrivera. Ça, ça n'a jamais été si important que ça. Tu t'en fiches, de ce qui peut t'arriver. Tant que lui n'est pas touché par tes erreurs, tout ira bien. Plus rien ne te touches. Tu balaies les ragots qui circulent sur toi d'un geste de la main, tu te fiches de ce qui peut bien t'arriver. La seule chose qui compte, dorénavant, c'est lui. Tu es persuadé de voir en ton père un ennemi. Tu es sûr qu'il n'hésitera pas une seconde à te tuer, toi et ton frère pour obtenir la fortune familiale. Tu deviens méfiant. Il ne faudra que peu de temps avant que cette véritable bombe à retardement explose...

Vois-tu dorénavant des ennemis partout ?

So sacrifice yourself
And let me have what's left
I know that i can find the fire in your eyes
I'm going all the way !
« Dégage. »

Ça y est. Tu l'as dit. Tu as ordonné à ton propre père de partir, de disparaître Tu ne veux plus le voir, tu veux l'oublier. Qu'il parte à jamais, que sa mémoire soit effacée de ton esprit. Cette idée est presque tirée d'un conte de fées, quand on y pense. Tu fais partir le vilain méchant et tout redevient beau, joli. Cela aurait pu être ainsi. Tout aurait pu se dérouler selon ton charmant petit plan, n'est-ce pas ?

« Et pourquoi, Kenneth ? » demande-t-il, les sourcils froncés.

Tu détestes que l'on t’appelle ainsi, avec cette teinte de mépris dans la voix. Tu pourrais presque le frapper pour cela, mais tu n'as jamais été une brute. Tu décides alors de t'expliquer. Il ne mérite que ça, après tout. Rien d'autre.

« Tu n'as plus besoin de rester ici. Ta présence ne ferait que me freiner.
- Te freiner ? Parce que c'est moi, qui empêche ta progression ? C'est amusant, il me semble que c'est ce que tu as fait en naissant... »


Des mots empoisonnés, qui serrent ton cœur. Il n'y a rien à dire, tu es vraiment le digne fils de ton père. Vous vous ressemblez tellement, tout les deux. Mais toi, tu as été corrompu bien plus vite que lui. Il te jauge, son regard médisant te donne la nausée. Tu l'as vu tellement de fois que tu serais incapable de l'oublier.

« Pour l'avancement des industries Emerson, il ne faut qu'un seul dirigeant légitime.
- Le voilà, le discours sur l'héritage. Tu deviens le portrait craché de ton grand-père, morveux. »


L'insulte ne te fait pas même lever un sourcil. Tu en as l'habitude.

« Au moins, je ne traite pas mes propres enfants comme s'ils étaient inexistants.
- Je suis ton père, tu sais. »


Il a dit ce qu'il ne fallait pas. Mais c'est trop tard, ta colère tombe.

« Vraiment ? Alors c'est pour ça que tu m'as laissé seul pendant toute ces années ? »

Tu fais deux pas vers lui. Ton visage est rempli de colère, tu veux hurler. Toute cette haine brûle et est prête à s'enflammer.

« C'EST POUR CA QUE TU BATTAIS PETER ?! »

Ton hurlement résonne dans les murs du manoir. Ton père prend une inspiration rapide, surpris. Tu es prêt à le tuer, à l'instant. Rien ne te ferais plus plaisir. Un ricanement rauque, fou, désespéré sortit de ta gorge. Tu avais déjà sombré, Kenneth. C'était dorénavant trop tard pour toi. Les ténèbres avaient recouvert ton cœur. C'est fini de la pureté de ta gentillesse.

« J'aimerais te tuer. Mais... »

Il ne ment pas. L'idée est tentante. Ca serait si facile de stopper la vie de ton paternel, de cacher cela. Mais tu sais que Peter ne le supporterait pas, malgré ce qu'il a subi. Alors tu gardes ta hargne pour toi. Encore une fois, tu te sacrifies pour lui.

« Je te laisse une semaine pour partir. Si d'ici là, tu n'as pas quitté le manoir... »

Tu te retournes. Les talons de tes chaussures claquent sur le sol. Tu lui accordes un regard. Cette fois-ci, c'est le tien qui est rempli de mépris, de suffisance. Un petit rictus déforme ton visage. Le dernier qu'il recevra.

« Je te laisserais choisir ta mort, dans le meilleur des cas. »

Sardonique, comme toujours. Tu sors de la pièce, et ton rictus se transforme en un sourire vainqueur. Ça y est, tu as gagné. Tu es fier de toi, maintenant ? C'est ce que tu voulais depuis toujours...

Alors pourquoi est-ce que ton cœur glacé semble brûler ?


Monster

I keep it caged but I can't control it
So stay away from me ; the beast is ugly
I feel the rage and I just can't hold it
« T'es vraiment sûr que tu veux faire ça, gamin ? »

Kenneth hoche la tête. L'homme à côté de lui vide son verre de scotch cul-sec. Le bar est bien connu pour les criminels qui y trainent : il n'a pas choisi cet endroit au hasard. Une odeur de cigarette, de crasse et une autre indéfinissable trainait dans l'atmosphère et lui donnait un air malsain. Il regarda sa tasse de café vide, sans vraiment savoir quoi faire. Il poussa un long soupir en jouant avec la cuillère tâchée qu'on lui avait donné. Il affiche un air inexpressif. Il est décidé.

« La plupart des gosses de ton âge veulent profiter du temps. Avec la dose de fric que tu as, tu pourrais vivre dans les îles -enfin, celles qui n'ont pas été détruites- et ne rien foutre pour le restant de tes jours.
- Je pourrais. Mais ce n'est pas ce que je veux. »


Tu veux autre choses. Tu veux de la force, de l'argent. Mais pas légalement. Tu veux l'obtenir de façon à ce qu'il n'y ait aucune trace. Pourquoi ? Ton projet est secret. Mais tu prépares quelque chose d'important. Tu as donc besoin de pouvoir te faire un nom. En tant que dresseur, cela prendrait trop de temps, et te faire voir comme un héros n'est pas ce que tu veux. Tu veux êtres craint, que ton nom soit prononcé avec crainte et que tu puisses défendre ton frère. Rien de mieux que la force pour pouvoir le faire, penses-tu, certes à tort. Tu souris, d'un air mystérieux.

« Et puis, avec l'argent que j'ai sur mon compte, vous aurez de quoi vous financer. »

L'argument fait mouche. Un rictus déforme la bouche de son interlocuteur. Il sait comment appâter. Évidemment, au départ, lorsqu'un richissime héritier s'était proposé pour rejoindre la Team Rocket, on avait crié au piège et au traître. Pour pouvoir intégrer l'organisation sans se faire repérer, il allait simplement faire en sorte que son aide économique soit indispensable. De plus, connaissant les innovations qu'apportaient les industries Emerson, il n'y avait aucun doute que son aide serait grandement utile. Pour l'instant, il n'avait aucun contrôle, vu que son oncle en était le gestionnaire, mais le vieil homme n'en aurait plus pour très longtemps. La maladie dont il souffrait le rendrait sans doute sénile dans les prochaines années. Assez de temps pour monter en grade et se forger un nom.

« T'es intelligent, gamin. Tu sais dans quoi tu t'impliques, quand même ?
- C'est une antithèse, ce que vous avez dit.
- Quoi ?
- Rien. Ce que je veux dire, c'est que je sais parfaitement ce que je fais. Vous êtes toujours autant méfiant avec les nouvelles recrues ? »


L'homme rit grassement devant le sourire arrogant de Kenneth.

« T'es pas une nouvelle recrue normale, gamin ! »

Son rire se calma au bout de quelques secondes. D'un air amusé, il dit au brun :

« Enfin bref. Je vois pas ce qui cloche. On t'enverra un pokémon d'ici quinze jours, vu que tu n'en as pas. J'espère juste que tu ne t'attends pas à un traitement de faveur. »

Kenny glousse. Tandis que l'homme se calme, paye son addition et sort, un rictus mauvais, dur, se place sur son visage. Tout se déroule parfaitement comme prévu. Il n'avait plus qu'à déplacer les pièces de l'échiquier. Peter serait le roi, et il serait le maître du jeu. Les autres seraient des pions. Ses pions.

Et il comptait bien tous les utiliser.
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MessageSujet: Re: Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)   01.06.12 14:35

Et donc j'arrive complètement à la bourre, encore désolée D: & encore bienvenue !
J'ai vraiment beaucoup aimé ta fiche, ta façon d'écrire, le personnage en lui-même, et à part un petit rapé au niveau de l'histoire je n'ai ab-so-lu-ment rien à dire ♥ Pour le souci en question c'est par rapport à la date de la catastrophe, tu mentionnes que tout est arrivé il y a un an alors qu'en fait c'est deux. Pour la sélection, si tu n'aime aucun des Pokémon n'hésite pas à me faire signe :3 Pff et pour une fois que quelqu'un mérite vraiment Caninos j'ose pas le mettre à cause de la surpopulation ): Je t'explique donc : Negapi évidemment, petite teigne pessimiste qui ne s'attache qu'à Posipi (oui c'est une référence ratée !), Farfuret qui est perfide, solidaire et ne vis que de coups bas (pas du tout l'équivalent de Kenneth à vrai dire mais houlà le duo) et Scorplane, Pokémon qui suit sa proie avant de l'agripper et l'empoisonner (et là c'est surtout parce que métaphore il y a). En espérant que ça t'aille malgré le fait que je me sois éloignée des critères...

Osselait
Malosse
Carvanha

Rapion
Funecire
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Negapi
Farfuret
Scorvol
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MessageSujet: Re: Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)   01.06.12 15:19

Alors, malheureusement, les pokémons que tu m'as proposé ne sont pas vraiment dans mon coeur T__T (à vrai dire je porte une haine infinie à Négapi, Posipi et Farfuret, tandis que Scorplane m'insupporte °°).
Je prends Osselait, c'est peut-être le seul qui me tente vraiment (Malosse est pas mal mais je sens qu'il sera énormément pris dans le futur), désolé du dérangement ><.
J'ai changé l'âge de Kenny et modifié le détail dans l'histoire, j'avais oublié ce petit détail.
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MessageSujet: Re: Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)   01.06.12 15:52

J'avais une chance sur mille de te proposer seulement des Pokémon que tu n'aimerais pas et ça a pas manqué xD Heureusement que les prédéfinis sauvent la mise. Pour Malosse on a déjà une vague de personnes qui l'ont pris je crois, c'est le grand classique des Rocket.
Je te valide donc directement, n'oublie pas de passer par la case Pokématos avant de commencer à poster dans la partie RPG ♥

Citation :

Osselait ♂
Niveau 5

Capacité Spéciale :
Tête de roc confère au Pokémon une immunité aux dégâts qu'il pourrait s'infliger lui-même avec des attaques comme Bélier ou Damoclès.

Attaques
• Rugissement
• Mimi-Queue
• Massd'Os (attaques accordées pour pouvoir se défendre)

Objets donnés
• Pokédex
• 3000P$
• 3 Pokéballs
• 2 Potions
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Kenneth E. Davidson ■ And this is where this all goes to hell (100%)

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