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 The wind whistles down.

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MessageSujet: The wind whistles down.   02.07.12 11:07



CHAPITRE 1 × OH THE WIND WHISTLES DOWN

« Mais dis donc, on est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs ! »

Assise en tailleur sur le perron de la maison, coudes sur les genoux et soutenant sa tête, Tess patientait. Elle ne pouvait faire que cela pour le moment après tout. La jeune fille tira machinalement sur le bas de son short, gratta au passage une croûte de sang séché qui englobait son genoux et soupira. Que ce facteur était lent ! Jetant un énième coup d’œil par-dessus son épaule, elle balança sa tête en arrière en manquant de s’éclater le crâne sur le sol pour tenter de distinguer l’horloge par l'embrasure de la porte entrouverte derrière elle. Elle distingua vaguement une aiguille pointant le six, sans savoir si c’était l’heure ou la minute. Tess se redressa, pour se remettre en position.

C’était aujourd’hui qu’elle était censée recevoir son pokémon, si son père : n’avait pas oublié, ne s’était pas trompé de jour, avait bien tenu sa promesse et pas simplement décidé que ce n’était pas important. Prenant en compte toutes ces hypothèses, Tess croisa les doigts, espérant qu’aucune n’allait s’avérer vraie. Elle avait attendue trop longtemps maintenant. Elle voulait partir, aujourd’hui, peut-être demain mais pas plus tard en tout cas.

Se levant de sa place, Tess rentra à l’intérieur, partant se servir un verre de jus de fruit. Marre d’attendre. Elle était pas faite pour patienter, ce n’était pas son fort de toutes manières. Coup d’œil à la pendule, maintenant qu’elle la voyait correctement. 06 heures 58. L’adolescente se frotta machinalement la jambe à l’aide de son pied nu, assurant son équilibre d’une main appuyée sur le mur. La tournée du facteur ne commençait pas avant une heure, mais elle pouvait peut-être aller voir si le colis tant désiré était arrivé au bureau de poste. Fort de sa petite idée, elle englouti le fond de son verre en reversant la tête en arrière pour ne pas oublier la moindre goutte de son mélange kiwi, pamplemousse et papaye.

Un bruit de frottement de tissu. Tess se retourne et voit débarquer sa mère, toujours aussi « fraîche » au réveil, emmitouflée dans son vieux peignoir délavé.

— « Déjà debout toi ? »

Souffla-t-elle dans un bâillement tout en mettant en marche sa cafetière. Tess haussa les épaules et parti chercher ses sandales.

— « J’arrivais pas à dormir, trop impatiente. J’vais aller voir s’il est arrivé. »

Un vague sourire étira les lèvres d’Elena alors qu’elle complétait, se doutant du fond de sa pensée et du sous-entendu de la phrase de sa fille :

— « Et si ton père n’a pas oublié sa promesse. Celui-là alors, je vous jure … »

L’adolescente hocha brièvement la tête, avant de venir déposer un baiser sur la joue de sa mère pour ensuite disparaître par embrasure de la porte.

Marchant à travers les ruelles sous le soleil qui brillait déjà bien malgré l’heure précoce, Tess fixait ses pieds qui avançaient l’un après l’autre tandis que ses sandales claquaient sur le béton. Lorsqu’ils avaient reconstruit Irisia, certaines choses avaient changé. Les rues auparavant laissées de terre, de cailloux et de sable, avaient été coulées dans du béton, au grand malheur de la jeune fille qui n’aimait pas beaucoup cela. Habituée à se trimballer pieds nus comme la sauvageonne qu’elle est, elle préférait sentir la terre sous ses pas que cette matière grise dure et plate, qui brûle lorsque le soleil tape trop fort à long terme.

Arrivée devant la porte du bureau de poste, Tess poussa la porte sans s’inquiéter de la probabilité que c’était peut-être encore fermé au public ou qu’elle dérangeait. Ou même qu’elle avait omit de s’annoncer à l’entrer, comme le voulait la politesse. La jeune fille s’approcha du comptoir, cherchant un autre représentant de son espèce dans la pièce.

Un claquement de porte soudain lui fit tourner vivement la tête.

— « Qui est l … Nom de … ! Tess, fichue gosse ! Tu sais que ça ouvre pas avant huit heures, alors qu’est-ce que tu fous ici bon dieu ? »

André Marcovitch, homme plutôt grincheux et peu soucieux de ce qui se passe autour de lui hormis quand ça le concerne, était le gérant de la poste d’Irisia depuis quarante-quatre ans. Et s’il y a une chose qu’il avait apprit en tout ce temps passé à gérer le courrier des habitants, c’est que Tess était une emmerdeuse. Adorable emmerdeuse certes, mais tout de même emmerdeuse.

La concernée cligna des yeux, le fixant avec cet air de magicarpe si exaspérant. Si pour elle sa présence sonnait comme une évidence, cela n’était pas le cas pour les autres ; hors mademoiselle O’Connor avait parfois tendance à omettre de prendre en compte les gens et leurs vies dans ses calculs. Face à son silence, André s’époumona d’avantage contre elle, alors que ses vieux genoux faisaient encore des siennes et tremblotaient.

— « Si t’es encore venue me piquer le courrier pour le distribuer toi-même et te gourer, j’te jure que … »

Mais Tess l’interrompit aussitôt, sourcils froncés, comme outrée qu’il ait oublié – alors que c’était parfaitement normal puisqu’elle ne lui avait même pas parlé de ce qui était censé arriver aujourd’hui.

— « Mais non Andy ! Puis c’était ouvert de toutes façons … »

Le vieux serra les dents, se retenant de lui balancer une mandale. Irrespectueuse et insolente au possible cette gosse ! Combien de fois lui avait-il rabâché les oreilles avec le respect et surtout le fait qu’elle ne devait pas l’appeler Andy ? La jeune fille poursuivit.

— « J’viens chercher mon pokémon ! »

Il avait une gueule de distributeur de pokémon peut-être ?

Face à son air incompréhensif, Tess expliqua d’une voix impatiente le colis qui était censé lui parvenir d’Unys, envoyé par son père. Comprenant mieux son empressement et qu’elle n’était pas encore en train de lui inventer une histoire abracadabrantesque, André finit par céder face à son insistance et partit chercher le paquet en question dans un grommellement, comme quoi de nos jours les jeunes ne savaient plus du tout ce qu’était la patience et qu’il était bien emmerdé avec leurs histoires.

Il revint quelques instants plus tard et fourra une boîte entre les mains de la gamine sans grande délicatesse.

— « Tiens, ça doit être ça. Maintenant fiche-moi le camp d’ici p’tite mal-élevée. »

— « Merci Andy ! »

Elle fila sans demander son reste, le regard brillant.

Courant vers la maison, secouant son colis au passage dans tout les sens sans trop le faire exprès, Tess ne mit que quelques minutes pour arriver jusqu’à chez elle. Essoufflée, elle rejeta la tête en arrière pour dégager son visage de quelques mèches. Entrant dans la cuisine, elle constata que sa mère n’était plus là ; probablement remontée se coucher avec sa tasse de café comme souvent. Et Roméo était un gros dormeur également, il ne se réveillerait pas avant dix heures, au minimum. Tess voulait être partie avant. Elle avait fait ses adieux avant, et la scène avait déjà était suffisamment émotive à son goût pour qu’elle n’en veuille une deuxième.

Posant ses fesses à même le sol, elle écorcha le scotch de ses doigts, ouvrant la boîte sans se soucier qu’elle la déchirait à moitié. Elle repéra d’abord quelques pokéballs vides et autres objets, notamment un pokédex flambant neuf – mais qui ne le restera sûrement pas longtemps. Finalement, une autre ball, mise à part, avec un post-it collé dessus. Elle l’attrapa distraitement, le lisant rapidement.

Tessy, tu vois je ne t’ai pas oublié. Ce bonhomme est né il y a trois mois, sa mère ne voulait pas de lui, trop chétif apparemment. Une association l’a recueillit et il été proposé à l’adoption. Je pense qu’avec toi ça ira plutôt bien.

PS : tâches de ne pas tomber dans un ravin ou autre chose. Ni de te faire arrêter pour trouble à l’ordre public ou vol à l’étalage. Ta mère va encore dire que c'est ma faute sinon.
PS 2 : ah oui, je t’aime chérie.


Tess fit tourner la pokéball entre ses doigts, appuyant sur le bouton pour laisser sortir son contenu, sursautant en voyant le faisceau rouge qui jaillit.

La première chose qu’elle vit, c’est un filet de morve qui pendouillait le long d’une truffe humide bien noire. Ensuite une fourrure blanche, des pattes avec des coussinets tout doux, une tête bleue et de grands yeux mouillés qui la fixaient d’un regard brillant. En un mot : adorable.

La bestiole – elle ignorait ce que c’était, son père n’ayant pas précisé – pencha la tête sur le côté, sans pour autant détacher son regard de la jeune fille. Assis sur son arrière-train, l’ourson restait immobile, l’air légèrement abruti, et peut-être un peu fatigué par le voyage. Il renifla soudain, assez bruyamment d’ailleurs, ravalant sa goutte au nez. Fascinée, Tess tendit les bras vers lui, et ni une ni deux le nounours polaire vint s’y blottir, étalant au passage sa morve sur le débardeur de la jeune fille et scellant ainsi leur destin.

Le prenant entre ses mains, Tess le porta à bout de bras pour l’observer, pensive. C’était son pokémon. Ça faisait bizarre de se dire qu’il était là, pour de vrai cette fois. La jeune fille pencha la tête. Il lui fallait un nom aussi.

Posant l’ourson au sol, elle le regarda se mettre sur ses pattes tout en reniflant le sol, observant son nouvel environnement avec curiosité. Il avait passait un temps interminable enfermé dans ce machin rond, à se faire balloter dans tout les sens. Et puis quand il était finalement sorti, tout déboussolé pour le coup, ce n’était plus ces hommes très grands qu’il avait vu mais cette étrange gamine qui sent drôlement bon et qui lui a fait des papouilles. Il était … bien. Agréablement bien, quoique toujours un peu surpris peut-être. La voix douce et traînante de la demoiselle lui fit tourner une oreille dans sa direction, signe qu’il l’écoutait.

— « Knut. Ça te branche ça comme nom, Knut ? »

Un petit couinement tout mimi mignon en guise de réponse, ce qui devait équivaloir à une approbation. Hochant la tête, la jeune fille se releva de sa place, et alla ouvrir le frigo pour chercher quelque chose à lui donner à manger. Knut le bien-nommé la suivit en trottinant, fort intrigué par ce grand machin gris qui semblait frais à souhait. Tess le referma soudain, insatisfaite de son contenu, et se souvint qu’elle avait acheté quelques biscuits salés de croquettes de poisons, il y a deux jours. Elle adorait ça, et comme Knut était un ours, il devrait sûrement aimé aussi.

Visiblement elle ne s’était pas trompée, vu la façon dont il dévorait les biscuits. Le voyant bien occupé, elle partit rejoindre sa chambre pour prendre son sac, préparé la veille au soir. Passant la tête par l’entrebâillement de la chambre de sa mère, elle lui offre un sourire en remarquant qu’elle s’était rendormie. Tant pis. Tess attrape la besace et redescend les escaliers quatre à quatre, pour trouver des miettes abandonnées et la porte du réfrigérateur entrouverte.

— « Qu’est-ce que tu fous là-dedans ? »

Assis entre la bouteille de lait et les saucisses, l’ourson semblait très bien installé, prenant littéralement le frais. Voyant l’adolescente tendre les mains vers lui, il vint se placer dans ses bras, posant s tête contre sa poitrine tout en étalant un peu plus de morve à nouveau. Le débardeur noir était définitivement fichu maintenant. L’animal ronronne, tel un bienheureux. Sa capacité d’adaptation semble plutôt rapide.

— « Allez vient, on y va Knut. »

Lance la jeune fille. Sac sur l’épaule, sandales aux pieds et pokémon dans les bras, elle est prête. La porte moustiquaire de la maison se referme derrière elle alors que Tess s’éloigne doucement, sourire aux lèvres. Agrippé à elle, Knut observe la ruelle qu’ils descendent d’un pas lent et serein, curieux. Et le vent marin leur apportait cette odeur que Tess aime tant, mélange de sel et de fer.

La journée s'annonçait vraiment bien.

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MessageSujet: Re: The wind whistles down.   02.07.12 15:12

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