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 Harleen Ellison

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MessageSujet: Harleen Ellison   14.08.12 2:21


Harleen Ellison

Surnoms : Parfois appellée Harley ou Lee, la jeune fille
rechigne cependant à employer ce genre de familiarités
et préfère de loin l’utilisation de son seul et véritable prénom.

Sexe : Féminin.
Âge : 17 ans.
Orientation sexuelle :Bisexuelle.
Profession : Eleveuse.
Région : Johto
Genre de Pokémon souhaité : Je vous épargne
une sélection, puisque si j’ai bien compris je peux choisir
Ptiravi d’office.



Caractère


D'une nature plutôt calme, presque flegmatique, la totalité du caractère de Harleen semble découler d'un seul et unique trait particulier : Son honnêteté. Eduquée selon des valeurs morales profondes et strictes, la jeune fille entretient en effet un étrange culte de la vérité, et se refuse au mensonge ou à l'hypocrisie depuis sa plus tendre enfance. On peut ainsi considérer sa nature solitaire comme une conséquence involontaire de son incroyable franchise, puisqu'il n'est plus de nos jours beaucoup de gens qui supportent d'entendre leurs vérités toutes crues. Il n'est cependant pas question pour Harleen de remettre en question son majeur principe de vie, aussi préfère-t-elle rester "seule plutôt que mal accompagnée". Pourtant bien loin d'avoir de mauvaises intentions, Harleen passe régulièrement pour une personne cruelle à ses dépens et bien peu de gens comprennent son éthique de vie, qu'ils interprètent comme de la méchanceté. Il n'empêche que si elle possède cette tendance involontaire à blesser les gens, ce principe de vérité s'applique aussi à elle-même. Harleen est parfaitement consciente de ses défauts ou de ses qualités, tout autant que de ses faiblesses, et tout en étant un sérieux avantage cette connaissance de soi peut également s'avérer être un handicap.

Harleen porte en effet un regard assez désabusé sur elle-même et ses propres capacités. Avec de sérieuses lacunes en ce qui concerne la confiance en soi, la jeune fille garde une forte tendance à se sous-estimer dans toutes les situations. Incapable de se voiler la face, et ce même sur les vérités plutôt douloureuses, cet aspect de sa personnalité s'inscrit parfois comme un véritable fardeau. L'adolescente s'inflige en effet toute la douleur que la plupart des gens choisissent d'ignorer, ce qui n'aide clairement pas à son épanouissement. Au fil du temps Harleen a en effet perdu sa "foi" en l'humanité et semble à présent complètement lassée de notre société. La corruption, la manipulation... Autant d'artifices qui contribuent à alimenter son mépris pour le système. Elle ne fait plus désormais confiance à personne, si ce n'est les pokémons, et vit en ne comptant que sur elle-même, particularité qui la place sous des responsabilités assez démesurées pour son âge. Ainsi beaucoup trop consciente de la pourriture qui l'entoure, c'est sans doute cette lassitude qui explique sa nature calme et sa neutralité constante.

Car en effet, elle a perdu depuis bien longtemps la foi et la volonté de défendre ses convictions. Depuis la perte de ses proches également [cf histoire], Harleen n'a plus vraiment la volonté de se battre ou de poursuivre un quelconque but. Aussi triste que cela puisse être à l'aube de ses 18 ans, la jeune fille n'entretient plus aucun rêve et vit sans réel projet. Sans être dans un perpétuel état de déprime pour autant, Harleen se contente à présent d'une vie simple dont elle n'attend plus rien. Avec cette vision presque trop mâture de son avenir, elle s'assure ainsi de ne plus être déçue par quoi ou qui que ce soit, et profite du mieux qu'elle peut des petits plaisirs de la vie.

"Profiter" parait cependant être un terme un peu fort en ce qui concerne la personne de Harleen. A l'opposé même du dynamisme, la jeune fille se caractérise par son calme perpétuel et son manque d'expressivité. Sans pour autant rester neutre en toute circonstance, Harleen est simplement très réservée dans ses manifestations de joie et préférera par exemple à un rire gargantuesque un simple sourire amusé. Encore une fois c'est une de ses particularités que peu de gens comprennent, et qu'ils interprètent souvent comme trait d'un caractère froid et distant. Et encore une fois c'est une des facettes de sa personnalité que Harleen subit plus qu'autre chose, puisque cette soi-disant méchanceté qu'on lui reproche est bien loin de lui correspondre. La jeune fille n'est d'ailleurs absolument pas quelqu'un de méchant, et s'avère même être aussi aimable qu'attentionnée, du moins avec les gens qui le méritent. Il n'empêche qu'à force de jugements hâtifs et faux, Harleen a fini par se renfermer dans sa solitude et cherche à présent son réconfort chez les Pokémons.

Malgré cela et en dehors des déboires de sa vie sociale, Harleen est au quotidien une personne très réfléchie et déterminée. D'une persévérance tenace, on peut même la qualifier de très têtue lorsqu'elle a une idée en tête, et ce même malgré son manque de conviction. S’il ne reste en effet plus grand chose qui parvient à animer cette flamme, Harleen garde et gardera sans doute toujours une "réserve" d'énergie et de passion, qu'elle ne dédie sans doute qu'aux occasions qui en valent la peine. En dehors de ça la jeune fille est considérée comme une personne intelligente et réfléchie, qui s'applique à faire les bon choix. A l'opposé total de l'exubérance, Harleen reste raisonnable en toutes circonstances et ne cède que rarement à la spontanéité. Si son total manque de tact et sa sincérité maladive l'écarte d'une vie sociale bien remplie, il n'empêche qu'en pratique Harleen reste une amie de choix. Loyale et attentionnée, elle possède un certain côté maternel qui la pousse à prendre soin de ses proches, parfois à outrance. Par ailleurs il est de toute façon difficile de s’attirer les faveurs de Harleen tant elle s’avère méfiante envers tout le monde, et il n’est certainement pas question d’ambiguïté avec les gens qu’elle n’apprécie pas : Etant donné son étonnante franchise, si la jeune fille a quelque chose à vous reprocher vous le saurez bien assez tôt.




Physique

Si l'on ne pouvait évoquer qu'un seul mot pour définir le physique de Harleen, ce serait sans doute "atypique". Car en effet, on ne peut pas dire que l'adolescente ait écopé d'une apparence très commune. Que ce soit pour sa longue crinière rose ou pour ses goûts vestimentaires suprenants, Harleen a nettement tendance à attirer le regard des passants.
Que les choses soient clair, la jeune fille est loin d'être laide, bien au contraire. On ne peut cependant pas la considérer comme "au gout de tous". Elle tend même souvent à provoquer le débat, puisque plutôt que de se placer dans un juste milieu, son apparence plaît tantôt beaucoup tantôt pas du tout. Il n'empêche que cela reste une question de gout, et que Harleen est sans doute une personne d'apparence très attrayante pour son âge.

Caractérisée par l'étonnant contraste entre ses cheveux poudrés et sa peau matte, Harleen tient plus de l'exotisme que des physiques caucasiens qui caractérisent Johto. En effet, avec l'amande subtile de ses yeux et le hâle ambré de sa peau, la jeune fille est loin d'évoquer dès le premier regard sa Ville Griotte natale, au contraire. Ses pommettes hautes et sculptées et la courbe généreuse de ses lèvres tend à accentuer cette apparence orientale, qu'elle n'entretient pourtant pas vraiment. En effet, en dépit de ses traits fins et de sa peau métissée, Harleen a fait le choix audacieux d'arborer une longue crinière d'un rose pastel qui dégringole négligemment sur ses épaules. Bien loin d'accorder les soins nécessaires à l'entretien d'une telle masse capillaire, Harleen se contente de laisser sa longue chevelure pousser à son gré dans un fouillis volumineux. Ce manque délibéré d'entretien se trahit sur les pointes notamment, qui à force de négligence ont fini par se confondre en fourches et en cassures. La seule chose qui bénéficie du soin de la jeune fille reste sa précieuse barrette, qu'elle place toujours dans ses cheveux avec un soin religieux. Sans même se soucier du contraste entre le jaune criard de sa pince en tissu et le rose poudré de ses cheveux, Harleen porte l'accessoire avec la même ferveur avec laquelle sa mère effectuait son labeur quotidien [cf histoire].

Et cette fameuse pince reste d'ailleurs, d'une manière générale, la seule partie de son apparence à laquelle elle accorde autant de soin. Le reste de son style vestimentaire reste assez approximatif et Harleen n'y accorde de toute façon pas grande importance. La plupart de ses tenues se caractérisent ainsi par leur totale exubérance : A défaut d'être quelqu'un de très extraverti, l'adolescente favorise la couleur et le motif sur ses vêtements. Assez réticente à acheter des vêtements basiques et unis, Harleen écope d'une garde robe entière faites de motifs et d'imprimés qui, s'ils sont charmants indépendamment, s'accordent d'une manière assez originale portés ensembles. On peut ainsi définir la jeune fille comme une personne tout en contraste : Que ce soit sa peau, ses cheveux, ses accessoires ou ses vêtements, Harleen se joue de ce "choc" entre les couleurs, les motifs et même les cultures.

Pour en revenir à son physique et à ses caractères plus basiques, Harleen n'est pas une personne très grande. Toisée par la plupart de ses compères, elle peine à atteindre le mètre soixante et, même pour son âge, reste une jeune fille de petite taille. Cela ne la complexe en rien cependant, et d'une manière générale Harleen est très à l'aise avec son corps. Corps qui par ailleurs s'avère particulièrement esthétique : En dépit de sa petite taille la jeune fille garde des proportions très agréables à l'oeil. Assez athlétique sans pour autant être trapue, les muscles de son dos ou de son ventre se dessinent subtilement sous sa peau ambrée en une multitude de divins reliefs mordorés. Avec une taille fille, une poitrine plutôt mince mais surtout une chute de reins délicieusement vertigineuse, Harleen n'a généralement aucune difficulté à parvenir à ses fins dans le domaine amoureux. Elle en joue d'ailleurs sans honte et, si elle peine à se lier d'amitié avec qui que se soit, elle se plait cependant de temps à autre à ressasser ses quelques conquêtes d'un soir.




Histoire


C'est sur les rives ensoleillées de la modeste bourgade de Ville Griotte que naquit Harleen, enfant unique -et pas vraiment désiré- d'une mère célibataire. Cependant, la jeune fille n'aura elle même jamais considéré cette absence de père comme une peine et s'en est accommodé dés son plus jeune âge. Il est après tout difficile de ressentir le manque de quelqu'un dont on n'a jamais vu ne serait-ce que la silhouette...
Car c'est pendant la grossesse qu'il choisit de s'éclipser, et jamais plus il ne se manifesta. Aussi bas que cet acte puisse être, Harleen se surprend souvent à penser que c'était en quelque sorte le meilleur choix parmi les pires. Mieux vaut se passer de figure paternelle toute sa vie plutôt que de le voir partir une fois qu'on s'y est attaché...
Et quand bien même, cette particularité n'aura de toute façon pas du tout influé sur l'épanouissement de Harleen puisque, par chance, sa mère fut une personne particulièrement courageuse.

Ivy Ellison était infirmière au centre Pokémon de Ville Griotte. Une profession difficile et extrêmement chronophage, surtout pour une mère célibataire, mais qui en contrepartie avait inculqué à la jeune femme des valeurs morales qu'elle n'aurait pu trouver ailleurs. Le fait d'observer la mort faire sa sale besogne chaque jour durant permettait à la jeune femme de garder les pieds sur terre, et surtout de faire la différence entre les choses qui importaient réellement, et tout ce qui était vain. Car en effet il n'était pas question de luxe pour la mère et sa fille, qui vivaient dans une extrême modestie. Toutes deux entassées dans un grenier savamment remanié en chambre de bonne, elles passaient de toute façon le plus clair de leur temps au sein du centre. Contrainte d'aider au travail dés son plus jeune âge, Harleen apprit bien vite la valeur de l'argent et surtout celle du travail acharné. C'est avec une certaine contemplation qu'elle regardait et accompagnait sa mère chaque jour, admirative de son courage et de sa détermination journalière. Autant de qualités qui furent évidemment transmises à Harleen, en plus d'une honnêteté et d'une loyauté sans faille.

Qu'en était-il de l'école, me direz vous. Alors que tout les enfants du village entretenaient des rêves incroyables, de grandes épopées, de ligue Pokémon et d'aventures incroyable, Harleen n'a jamais eu ne serait-ce que l'envie de devenir dresseuse. L'aventure, elle la vivait par procuration : Les dresseurs qui passaient par le centre Pokémon étaient nombreux, et chacun avait sa petite histoire à raconter. Aux premières loges pour écouter les épopées et les légendes populaires, Harleen ne se lassait jamais de ces merveilleux récits et, aussi tentant que cela puisse être, elle n'entretint jamais le désir de les vivre par elle même. D'autant que tout ce qui était bon à savoir sur les Pokémons, elle l'avait déjà appris : Après avoir passé toute son enfance à les soigner, la jeune fille pouvait se targuer de connaître les meilleurs remèdes contre l'empoisonnement, la paralysie et ce genre de joyeusetés. Si les types opposés et les techniques de combat lui était inconnues, Harleen conservait cependant un savoir conséquent qui suffisait largement à l'aider dans sa besogne quotidienne. Par ailleurs, la jeune fille avait la chance de travailler auprès des Leveinards, et notamment celui de sa mère, Niku.

D'une nature très charitable, les Leveinards correspondaient parfaitement aux caractères de Harleen et de sa mère. Véritable aubaine dans le cadre du centre Pokémon, le fait de travailler avec des créatures aussi généreuses et courageuses était pour Harleen un véritable privilège, surtout étant donné leur rareté. Les Leveinards ne sont en effet pas des créatures très communes, et ce malgré le fait qu'ils soient apprivoisés dans la plupart des centres pokémons. Ainsi considérés autant comme amis que comme collègues, ces créatures roses sont restées les seuls pokémons à véritablement intéresser Harleen, et sans doute ceux qui l'auront le plus marqué.
C'est d'ailleurs sans doute grâce à sa "profession" d'infirmière bénévole que Harleen ne prétendit jamais à la vocation de dresseuse. Les combats lui semblaient vains lorsqu'il était pour elle question de soigner les blessures des pokémons, et la jeune fille préférait de loin les voir s'épanouir dans la nature plutôt que combattre jusqu'à l'épuisement, et ce malgré toute l'estime et le respect qu'elle gardait pour les grands dresseurs. Sa modeste et simple vie et son travail quotidien lui apportait plus de satisfaction que toutes les grandes aventures, et sans même avoir un quelconque autre but pour l'avenir, la jeune fille aurait très bien pu passer sa vie entière au sein de Ville Griotte.

Mais sans doute le destin en décida autrement, et c'est durant l'automne de ses 15 ans que le déclin commença doucement. Si un temps grisâtre et une météo pluvieuse étaient de mise pour un mois d'octobre, les orages étaient cependant devenus journaliers et les côtes de Villes Griottes ne cessaient d'être assaillies de vagues et de vents violents qui menaçaient clairement les habitations du village. Les Pokémons également avaient adopté une attitude étrange, et la plupart avaient même fui. Les Nirondelles sur les arbres s'étaient envolées une à une, désertant la forêt environnante, et tout les insectes qui peuplaient les massifs de fleurs avaient disparu. Même les pokémons domestiqués se montraient étrange, et cette règle s'appliquait aussi aux Leveinards. Gardant un air inquiet sur leur visage, les créatures roses agissaient plus maladroitement et ne semblaient plus aussi sereins. Craintif, fuyant et réservé, Niku n'était plus que l'ombre d'elle même et peinait à effectuer le travail qu'elle faisait si bien autrefois. Autant de critères qui ne cessaient d'alarmer Harleen et sa mère, mais également toutes les régions à travers le monde. Les scientifiques se confondaient en hypothèses hésitantes mais personne ne savait vraiment expliquer le phénomène qui s'abattait sur le monde : ni les météorologiques, ni les experts en pokémon, ni quelconque savant. Les conséquences étaient cependant directes : Le monde semblait avoir été mis sur pause. Les dresseurs, peinant à trouver de nouveaux pokémons sauvages, étaient retournés à leur domiciles ou se réfugiaient dans les villages les plus proches, désertant ainsi les routes qui reliaient les villages. Les rues des plus grandes villes étaient désormais vides de monde, et chacun restait cloîtré chez soi, craignant le pire pour l'avenir du monde connu.

Cette pénible transition dura malheureusement quelques mois, ou du moins assez pour que cela fasse l'effet d'une lente torture. Une soixantaine de jour à vivre dans un chaos naissant, sans même savoir le fléau qui nous accable... Si chacun espérait un dénouement, personne n'avait réellement prévu ce qui allait arriver.
La nuit commençait à tomber par delà les fenêtres du centre pokémon et Harleen ainsi que sa mère étaient de garde pour la nuit. Sans doute plus un réflexe qu'autre chose car à vrai dire, mis à part les employées du centre, les visiteurs et les dresseurs étaient devenus particulièrement rares. Ce soir, seuls quelques personnes, simplement des réfugiés pour la nuit, étaient venus s'assoupir sur les bancs du centre. Un silence morne régnait sur l'office et, à force d'inactivité, même les Leveinards en étaient venu à s'assoupir dans un coin, végétant calmement. Harleen s'était assise à demi sur le comptoir et regardait d'un oeil neutre la mer qui s'agitait au dehors, lorsqu'elle aperçut le premier éclair par delà l'océan. Sans tout de suite en entendre le son, la jeune fille se redressa d'un bond lorsqu'il vit, à la suite de celui ci, une salve d'éclairs tonitruants qui firent trembler le sol du centre, aussi éloignés semblaient-ils. Ou peut être n'était-ce pas les éclairs ?...

Ce fut sans doute les dernières pensées construites de Harleen. Une seconde plus tard le sol du centre se fendait en une abîme profonde qui s'était étendue jusqu'au plafond. Le bâtiment s'émiettait en larges blocs de bétons qui s'écrasaient sur le sol en amas de poussière, et la visibilité en était plus que réduite. Tout ce fracas s'était déroulé en une dizaine de seconde, dans laquelle Harleen n'avait littéralement pas eu le temps de réagir. Ou aller lorsque l'on ne voit plus que poussière ? Jamais elle n'avait été préparée à ce genre d'incidents et elle n'entendait plus que le sang qui battait dans ses tempes, et qui couvrait largement le fracas environnement... Si ce n'est le cri de sa mère. Sa voix, si reconnaissable, semblait percer et traverser n'importe quel autre son. Titubant à l'aveugle, se fiant à ce seul cri, Harleen pu très vite distinguer le rose et le jaune criard de l'uniforme de sa mère, qui essayait, dans son infinie loyauté, de diriger les réfugiés du centre en sécurité. Frôlant une dernière fois sa main, Harleen eu seulement le temps d'adresser à sa mère un dernier regard empli de larmes, avant de se diriger, poussée par la foule, en direction de l'escalator descendant.

La suite reste assez floue dans sa mémoire. Un cocktail de sensations désagréables, c'est tout ce dont elle se souvient avec précision... Ca et quelques vagues images. Le récit qu'elle tient aujourd'hui relève plutôt de la conclusion et de la logique que de sa réelle mémoire, mais en tout cas Harleen affirme s'être réfugiée sous le comptoir du bas, collée contre le mur. Beaucoup de gens autour d'elle n'en avaient pas eu le temps : Une fois être descendue, une trentaine de seconde s'est écoulée avant que la totalité du bâtiment ne s'effondre. Les cris, la poussière dans sa gorge, et le noir qui l'entourait soudain, voilà ce dont Harleen se souvient bien... Fait assez cruel par ailleurs. C'est le bruit de la mort dont elle se souvient le mieux.

Dieu seul sait le temps qui s'était écoulé entre ce moment là et son réveil. Bien que réveil soit un mot ici assez paradoxal... Car qu'elle garde les yeux ouverts ou non, Harleen ne voyait que du noir. Cependant plutôt que le sol c'était dans l'eau qu'elle se tenait à présent. Sans doute les vagues avaient atteint le niveau du centre pokémon car la jeune fille était à présent allongée dans une marre d'environ 50 cm d'eau. Une eau glacée, salée et croupie, mêlée de la poussière du béton et dieu seul sait quoi encore... Peut être même de sang. Cette eau dégoûtante, impropre à la consommation, dans laquelle Harleen baigna pendant ce qui lui avait semblé une éternité. Des jours, des semaines, des mois, la jeune fille avait tout simplement perdu toute notion du temps dans cet enfer noir. Affaiblie, affamée et surtout assoiffée, Harleen tenta souvent en vain d'émietter l'imposante barrière de gravats qui la séparait de la lumière, en vain. Ses mains faibles n'en étaient que plus meurtrie, et son énergie semblait se consumait à une vitesse extravagante. Bientôt la jeune fille n'eut plus que la force de se laisser tomber sur le sol dans un clapotis d'eau sourd. C'est assoupie dans une espèce de demi-sommeil conscient qu'elle passa donc le reste de sa peine sous les gravats, avant d'apercevoir enfin la lumière.

D'abord un grand bruit sourd qui retentit, puis enfin un rayon de lumière qui perce entre les gravats... Quelle merveilleuse et surprenante sensation pour la jeune fille que de revoir, même malgré la faim et la soif, cette douce lumière dorée illuminer son antre, qui ne le serait plus pour longtemps. C'est le visage paniqué de l'équipe de sauveteur qui fut sa première vision après le drame, et elle ne put s'empêcher d'esquisser un fin sourire. A l'aide de multiples pokémons tels que des colossinges et des Machoppeurs, Harleen put être dégagée des gravats et placée en sécurité. Encore dans un état avancé de déshydratation, sa faiblesse ne lui permettait sans doute pas de réaliser l'ampleur de la situation. Et pourtant, Harleen se souvient de tout. Elle qui était dans un lit, et les autres qui étaient dans des sacs... Elle se souvient des corps inanimés, qui étaient tirés des gravats. Elle se souvient des pleurs et des cris. Elle se souvient des maisons, de sa maison, de son village natal, qui n'étaient plus qu'un simple champ de ruines, parsemé de corps... D'humains ou de Pokémons. Et plus que tout, elle se souvient de la silhouette de sa mère lorsqu'elle fut hissées hors des gravats.

C'est ce qui agit en elle comme un coup de fouet. L'eau qu'elle venait de boire et la petite barre protéinée qu'elle venait d'avaler lui avaient sans doute donné assez d'énergie pour se relever, et se diriger vers l'équipe d'intervention. Sans vraiment savoir ce qui se passait, Harleen ne put qu'éprouver le soulagement de voir qu'ils ne la rangeaient pas dans un sac, mais qu'ils l'attachaient sur un lit. Ils attachèrent ensuite Harleen elle même, et, à l'aide d'une multitude de sangles, hissèrent les deux jeunes femmes plus quelques autres à l'aide de Roucarnages. Tournée vers le ciel, Harleen prit la peine de jeter un dernier regard à sa ville natale ravagée, avant de se laisser bercer par le doux sifflement du vent le temps du voyage.

Plus jamais Harleen ne revint à Ville Griotte, ou plutôt désormais Ruine Griotte. C'est à Doublonville que la jeune fille et sa mère furent rapatriées, au sein du plus grand hôpital de la région. Et Harleen ne put que constater avec horreur que la catastrophe avait touché bien plus que la région, mais le monde entier.
Mais le nouvel ordre mondial n'étais à vrai dire pas ce qui la préoccupait le plus. Sa mère, qui avait été repêchée dans un état critique, était à présent dans le coma. Cet espèce de sommeil paisible, qui ne laissait plus qu'à Harleen le seul choix d'être patiente, extrêmement patiente. Son cerveau avait sans doute subi plus de dommages qu'il ne pouvait en subir, et les médecins ignoraient tout de son éventuel réveil. Le cauchemar n'était finalement pas terminé, et la lente torture qu'elle avait vécu ses derniers mois s'étendraient, sans même qu'elle sans doute, pendant deux années de plus.

Deux années qu'elle passa auprès de sa mère. Avec la même ferveur religieuse qu'elle avait appliqué à son travail, elle resta chaque jour durant auprès d'elle, la main dans la sienne. Elle vivait littéralement au sein de l’hôpital, et n'osait plus poser le pied dehors. Avec l'irrépressible volonté d'être là à tout moment, à son réveil, Harleen supportait avec peine de quitter la chambre le seul temps de sa toilette, au cas ou sa mère montrerait subitement signe de vie. Le reste du temps elle observait, passive, la multitude de fils qui maintenaient sa mère en vie. Un respirateur, une perfusion et une autre vingtaines de fils dans lesquels transitaient une incroyable diversité de médicaments ou de liquides, la seule chose à laquelle elle pouvait encore se raccrocher. Ses journées se ressemblaient toutes, et en deux ans Harleen eut maintes fois le temps d'imaginer ce que serait sa vie à la fin de cette aventure. Avec, ou sans sa mère... La jeune fille n'avait même pas encore pleuré, depuis la catastrophe. Tant que sa mère était en vie il restait un espoir, auquel elle se raccrochait plus que de raison. Après tout elles pourraient encore travailler dans un autre centre pokémon, et reprendre la vie qu'elles avaient avant, sans Niku certes, mais tout de même...

C'est le médecin, qui mit fin aux souffrances de la jeune Harleen. Après deux an de coma, les chances que sa mère se réveille n'étaient plus que d'un infime pourcentage, et quand bien même, que serait sa vie avec un cerveau endommagé à ce point ? Il était temps pour Harleen d'être responsable, et ce bien plus qu'elle ne l'avait jamais été.
Les larmes coulaient silencieusement sur ses joues, tandis qu'elle parcourait une dernière fois du regard sa mère des yeux. Combien d'heures, combien de jour avait elle passer à la regarder de la sorte... Et pourtant elle semblait cette fois complètement différente. Elle avait l'air si paisible et si sereine dans son infini sommeil, qu'il était même difficile de croire qu'elle était malade, au point d'abandonner tout espoir. Elle serra une dernière fois sa main dans la sienne, et embrassa son front dans un sanglot étouffé et pressa enfin le petit bouton bleu du respirateur. Il était difficile à croire qu'elle venait de mourir, tant cet acte semblait anodin. Pousser un bouton, achever sa souffrance, voilà qui avait sans doute été l'acte le plus mature que Harleen n'avait jamais fait. Et comment peut on se relever après ça ?

Harleen avait littéralement tout perdu. Sa maison, sa mère, son travail, son argent... Que faire lorsque son seul et unique rêve avait été de vivre toute sa vie de la même façon, et que tout avait été détruit. Une seule certitude, Harleen vivrait à présent pour sa mère. Elle avait pu récupérer, après l'incident, l'uniforme de sa mère et en avait découpé la croix jaune, qu'elle avait ensuite choisi de placer dans ses cheveux. S'il ne lui restait qu'une seule chose à présent, c'était les pokémons, et elle avait bien en tête l'idée du Pokémon avec qui elle voulait être. Eleveuse lui semblait aujourd'hui la vocation parfaite : Les combats n'avaient à présent qu'encore moins d’intérêt qu'auparavant, et Harleen souhaitait simplement poursuivre cette vie simple et modeste qu'elle avait toujours vécue, mais entourée de pokémons. Elle élèverait des Leveinards, ces créatures douces, loyales et bienfaisantes avec qui elle avait grandit, et là s'arrêtait toute son ambition. Vivre pour, à travers sa mère, et recréer du mieux qu'elle peut son cocon familial perdu, voilà la seule chose qui la motivait.




Starter


▬ Surnom : Koti
▬ Race : Ptiravi
▬ Sexe : Femelle
▬ Le dresseur l'apprécie-t-il :
Ils entretiennent une relation parfois conflictuelle mais basée sur une sincère affection. En effet, Harleen et Koti ont tout deux un fort instinct protecteur et prennent, peut être même sans le savoir, véritablement soin l'un de l'autre.

Koti a sans aucun doute un très fort caractère. Si les Leveinards sont connus pour être des pokémons gentils, patients et généreux, Koti déroge fièrement à ses règles et s'avère être une petite bête têtue, boudeuse et susceptible. Sans pour autant être un petit monstre, Koti allie cet aspect teigneux de sa personnalité à un côté très affectueux qu'il a tendance à cacher. Il reste en effet, malgré ses nombreux caprices, très attentif aux désirs de son maître et surtout très attentionné. Le côté très protecteur et presque "maternel" de sa race ne lui a pas fait défaut et, à l'instar de ses compères, Koti a tendance à protéger Harleen plus que de raison. Ainsi, plutôt que d'opposés qui s'attirent, nous pourrions ici évoquer des caractères complémentaires, puisque malgré leurs personnalités très différentes nos deux protagonistes coopèrent dans une certaine harmonie.




Pseudonyme



▬ Prénom / Surnom : Laure / Meeyu
▬ Sexe : Féminin.
▬ Âge : 17 ans.
▬ Personnage sur l'avatar : Kururu Sumeragi, du manga/anime Air Gear.
▬ Comment as-tu découvert le forum ? Google.
▬ Autre Compte : X
▬ Un commentaire? Des bisous ! <3




Codage par Lokita sur LG'
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MessageSujet: Re: Harleen Ellison   16.08.12 18:30

Hell'come miss~

Alors, il n'y a rien à redire sur ta fiche. :) Personnellement, j'ai trouvé l'histoire originale et je trouve que tu as une belle plume. Du coup, après concertation au niveau du staff, on s'est mis d'accord pour te proposer un shiney. Est-ce que ça t'intéresserait ?

Je te valide dès que j'ai ta réponse ! :3
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Invité




MessageSujet: Re: Harleen Ellison   16.08.12 19:15

Aaaargfgfhfhfhfhhfnfnnfbllblb mericmercimercimerciiiii !! *33*

Ca me fait vraiment énormément plaisir, je remercie tout le staff pour cette décision et j'accepte avec joie un Ptiravi shiney !

Je vais m'empresser de changer l'icône dans la partie starter, merci encore ! <3<3
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Invité
Invité




MessageSujet: Re: Harleen Ellison   16.08.12 19:35

Dans ce cas, tu es validée ! ♥
De rien pour le shiney, contente qu'il te plaise à ce point :D Maintenant, il ne te reste plus qu'à faire ton Pokematos - ainsi que ta fiche de liens et ton journal intime si tu en as envie - et puis direction le RP \o Amuse-toi bien parmi nous !



Koti



Ptiravi ♀ ; Niveau 5

Capacité Spéciale : Médic Nature.
Son statut se soigne dès
qu'il se retire d'un combat.



Attaques
Écras'Face
Charme
Photocopie

Objets de départ
3000P$
3 Pokéballs
2 Potions
Pokédex
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Harleen Ellison

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