AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  Stats  

Partagez | 
 

 Frissons et véhémence.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: Frissons et véhémence.   23.08.12 14:48


« Le rire est le premier pas vers la libération.
On commence par rire.

On rit donc on se libère.

    On se libère donc on peut combattre. »

Maryse Condé.




Traversant les rues à toutes allures, Nur sentait que l'air était de plus en plus iodé. Bientôt, elle vit la mer, et s'arrêta dans sa course au moment où ses pieds s'enfoncèrent dans le sable fin. La mer, l'océan. Tout en fixant l'étendue d'eau salée, elle reprit son souffle. Requiem, un peu plus loin, avançait difficilement dans le sol meuble de la plage. A ce moment, les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent, et elle cessa de respirer. Un peu plus loin, elle pouvait voir des dizaines, si ce n'était pas une centaine de petite créatures bleues s'agitant en tous sens. C'était une masse d'où sautillaient par-ci par-là quelques individus. Ils s'éloignaient puis revenaient en courant. Certains plongeaient dans l'eau, d'autres en revenaient. Ils semblaient dotés d'une énergie incroyable.

Soudain, le petit shiney s'arrêta, les observant, et tous les regards semblèrent alors se poser sur lui. Et là, c'était la débandade. Une sueur froide perla sur le front de la jeune dresseuse et, dans un élan de panique, elle cria le nom de son Pokemon pour qu'il revienne à elle. Il ne daigna cependant pas faire mine de l'écouter, et le flot de petites créatures s'abattit sur lui. Morte d'inquiétude, elle porta la main à la PokeBall de Mura, prête à l'envoyer au secours de Requiem. C'était tout de même un acte désespéré ; il y avait là un nombre incroyable de Pokemons de la même espèce. Ne sachant que faire, elle resta là, immobile, retenant son souffle. Puis, la masse bleue reprit son comportement premier ; certains individus sautillaient, d'autres retournaient nager, d'aucuns courraient. De temps à autre, elle voyait la petite carapace blanche de Requiem se distinguer dans les couleurs bleues.

Il ne semblait pas attaqué. De son côté, le compagnon de Nur observait les uns et les autres. Les regards étaient divers à son encontre : intrigués, joyeux, méfiants, agacés. Il ne pouvait expliquer pourquoi il avait cherché à se retrouver là, mais de toute évidence, les approcher n'avait pas été bien dangereux, bien que des dizaines de mâchoires aux crocs acérés dansaient autour de lui. Ils avaient l'air de faire la fête. Sans doute avaient-ils traversé l'océan et se félicitaient d'y être parvenus. Il lança un regard à sa dresseuse, qui semblait au bord de l'infarctus en le voyant là. Le petit Galekid fit alors route vers elle, suivi de quelques petites créatures sans doute bien curieuses. Cependant, en voyant l'humaine au loin, ils firent tous demi-tour à un certain moment. Bien qu'ils ne rechignaient pas tous à voir un Galekid, un Pokemon qu'ils ne connaissaient pas, la présence de Nur leur plaisait beaucoup moins. Humaine. Dresseuse. Danger ; donc demi-tour.

Face à sa maîtresse, Requiem lui adressa un petit cri inquisiteur. Reprenant alors ses esprits, elle se mit à genoux et le prit dans ses bras, au bord de la crise de larmes. Il ne voyait pas vraiment ce qui se passait, mais comprenait que dans l'état actuel des choses, elle s'inquiéterait forcément de son attitude. Il s'en voulut. Au loin, quelques créatures bleues se rapprochèrent, regardaient avec curiosité ce qui se passait. Elle l'étouffait ? Pourquoi ne se dégageait-il pas ? Nur se moquait bien de ce qu'ils pouvaient penser, mais cessa tout de même son étreinte, préférant caresser sa tête froide.

« Va un peu avec eux si tu veux, on se retrouvera plus tard. Mais s'ils sont agressifs avec toi, tu reviens tout de suite, compris ? »
Galekid acquiesça d'un signe de tête, puis retourna les voir. Ils lui firent de nouveau la fête, puis certains partirent vaquer à leurs occupations antérieures. Quant à Nur, elle finit par s’asseoir dans le sable, histoire de faire descendre la pression ressentie plus tôt. Elle prit une grande inspiration, embaumant ses poumons de l'air marin, puis expira. Il faisait plutôt bon, surtout grâce à la bise, et quelques nuages se baladaient dans le ciel. Elle était curieuse de savoir pourquoi et comment son Pokemon avait pu s'intégrer aussi rapidement au troupeau, mais se persuada que c'était là un mystère qu'elle ne pouvait comprendre. Après tout, même chez les êtres humains, certains groupes étaient très ouverts, d'autres très fermés. Cela dépendait des caractères et de la société. Sans doute.

Elle repensa alors à Aline. Elle avait dû voir cette plage autrefois, peut-être même y avait-elle nagé en riant. A cette idée, la jeune fille sourit. Mais son sourire se perdit bien vite, en imaginant le tsunami qui avait ravagé Oliville. Nur ne voulait pas faire d'hommage aux habitants, et de toute façon elle ne saurait pas comment faire, mais elle pensa tout de même à eux. Si seulement la mort avait une bonne raison de s'abattre sur la vie. Elle n'y croyait pas. Elle voyait plutôt une sorte de grande faucheuse impitoyable, brisant les êtres dans le seul but d'assouvir un plaisir personnel. Peut-être la mort jalousait la vie ? A cette pensée, elle tira la langue d'un air narquois, face à l'océan. C'était stupide.

Décidée à faire encore un tour à Oliville - peut-être trouverait-elle quelque chose au sujet de sa meilleure amie - elle se releva et épousseta ses vêtements. Elle parcourra par la suite quelques rues proches de la plage, laissant Requiem batifoler avec le groupe. Mais elle n'en avait pas très envie. Cet endroit ne la mettait pas à l'aise. Aussi, la petite blonde retourna bien vite sur la plage et décida qu'elle pouvait bien se faire plaisir, tout comme son compagnon de route. Retirant ses baskets, elle enfonça ses petits pieds blancs dans le sable frais et s'approcha de l'écume. Elle laissa une vaguelette atteindre son corps puis fit un bond en arrière. Eau froide. Mais Nur tint à se forcer, et s'enfonça dans la mer jusqu'aux genoux en grimaçant. Elle s'amusa alors à sauter au-dessus des vaguelettes, évitant que son short ne soit mouillé. Quand soudain, elle aperçut deux petites choses à côté d'elle. Intriguée, elle posa son regard dessus et manqua de hurler. Deux yeux. De grands yeux aux pupilles fermés qui donnèrent la chair de poule à la demoiselle.
Revenir en haut Aller en bas
Blond de la Mafia - Administrateur
Blond de la Mafia - Administrateur

avatar



Feuille de personnage
Pokédollards: 570 $P
Points: 826
Equipe:
Nombre de messages : 1079
Date d'inscription : 31/03/2010

MessageSujet: Re: Frissons et véhémence.   24.08.12 18:33

Modération de Chris Tsukiyo - Apparition de Pokémon

Kaïminus
Niveau 8

Capacité Spéciale : Torrent
Multiplie les dégâts des attaques Eau par 1.5 lorsque le Pokémon est en danger.

Attaques
Griffe
Groz'Yeux
Pistolet à O
Frénesie


J'ai adoré ce RP. On s'imagine très bien Nur qui marche sur la plage et qui frissonne à cause de l'eau, ou même Galekid qui veut aller jouer jusqu'à désobéir. Par contre, de suite mettre à jour ton Pokématos !
58 points pour ce post. Et on enlève 300 points pour l'apparition du premier troupeau !
Bim, -242 points pour le moment !

__________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Frissons et véhémence.   17.09.12 22:39

Entrouvrant légèrement les lèvres, Nur se raidit sur place. Ne pas tourner le dos, ne pas courir, reculer lentement pour ne pas se faire attaquer. Ça aurait été une bonne idée, ça aurait pu être prudent et raisonnable. Judicieux, même. Cependant, là où la peur naît réagit l'instinct de survie. Vivement, la petite blonde balaya l'eau de son pied en direction de la créature, dans le but à la fois de l'effrayer et de la repousser, balayant au passage sa raison et sa vigilance. Elle s'élança immédiatement vers la plage, n'ayant cure que ses vêtements soient mouillés. Son seul objectif ; la terre ferme. Or, le mouvement de l'eau la ralentit, et sa peur ne put que croître. Pourvu que ce Pokemon ne sache pas vivre hors de la mer, espérait-elle, se répétait-elle en boucle.

Des éclaboussures à son côtés ainsi que leur bruissement avertirent alors la jeune dresseuse que l'inconnu l'avait prise en chasse. L'adrénaline fut projetée à une vitesse folle dans son corps, et elle entama le plus beau sprint de sa vie. Mais s'arrêter à la plage n'était pas suffisant, et elle enfonça ses pieds dans le sable frais pour parcourir en un temps record toute l'étendue de sol meuble. Un regard en arrière lui confirma que la créature n'avait pas abandonné et que, malheureusement, elle était doté de deux petites pattes arrières. Deux membres inférieurs suffisamment puissants pour poursuivre cette course. Dévorée, elle allait être dévorée.

Au loin, toutes les petites créatures bleues avaient tourné le regard vers cette scène inattendue. Certains finirent par en rire, d'autres grognèrent, et d'aucuns reprirent leur précédente activité. Quant à Requiem, il ne remarqua qu'au bout d'une minute ce qui se passait, après s'être difficilement tracé un chemin dans la masse bleutée. Nur en danger ? Son état d'esprit changea du tout au tout, et il bondit en avant pour lui porter secours. Un violent choc sur le dos le poussa à s'écraser en plein élan dans le sable, et tout le troupeau l'entoura de nouveau. Ils montrèrent d'abord les crocs, menaçants, puis se remirent à jouer avec le Pokemon acier. Comment ça « jouer » ? Et sa dresseuse alors ?

Mais dégaaaaaage !
Le son strident de ses paroles semblaient ricocher contre chacun des murs de la ville fantôme avant de se perdre dans un faible écho. Les jambes de Nur faiblissaient également, et elle sentait son palpitant et ses poumons brûler dans sa cage thoracique. Dans un mouvement qu'elle n'aurait jamais cru être capable de faire en temps normal, la jeune fille se hissa sans réfléchir sur un bout de mur. Son corps tout entier semblait alors consumé de l'intérieur, tandis qu'elle s'allongea, ses bras serrant ses côtes. Elle grimaça aussitôt de douleur, ignorant à demi les mâchoires qui claquaient près d'elle. La petite blonde tremblait, épuisée par cette course, rassemblant dans un dernier effort ses pieds contre ses fesses, de façon à rester en équilibre sur l'abri de fortune.

En bas, la créature continuait à sautiller sur place pour tenter de l'atteindre. N'y arrivant pas, car trop petit, il se mit à tourner en rond en courant, poussant de petits cris impatients tout du long pour faire perdre patience à la dresseuse. Il semblait bien s'amuser et regretter que le jeu ne s'achève si tôt. Au bout de quelques minutes, qui parurent être une éternité pour l'un comme pour l'autre, le Pokemon finit par cesser de s'agiter dans tous les sens, fixant d'un air déçu la jeune fille. Soudain, une idée. Il tenait absolument à continuer de jouer, et signala à la jeune fille qu'il s'en allait. Naturellement, Nur, qui ne parlait pas le même langage, n'y comprit rien, et ne pensa même pas à faire attention à lui. Nouvelle déception dans les pupilles fermées du Pokemon qui, aussitôt, partit en courant. Mais ça aurait été trop facile de s'arrêter là, et il trouva dans les ruines une petite cachette toute proche. Quand la petite humaine se sentirait en sécurité et descendrait de là, il pourra de nouveau la poursuivre.

De son côté, la demoiselle s'efforçait de ralentir son rythme cardiaque en prenant de grandes inspirations. Une. Deux. Encore. La sensation de brûlure s'émoussait doucement, et elle finit par étendre une de ses jambes sur le mur. Elle n'avait pas encore le courage de se lever, et ne cherchait même pas à réfléchir ; rien que cela semblait être une douleur supplémentaire.

Au bout de quelques minutes de plus, elle finit par tourner la tête. Pas de Pokemon en vue. Elle espérait bien qu'il en ait eu marre d'attendre son dîner. Elle se détendit. Ça allait mieux. Une tentative pour s'assoir. Allez. C'était laborieux, mais elle réussit. Les jambes dans le vide, le dos rond, Nur reprit une grande inspiration. La question la plus importante du moment se posa alors : comment descendre de là ?

Contrairement à ce qu'elle avait prévu, l'endroit où elle s'était réfugiée était supérieur à sa propre taille. Comment avait-elle réussit à se hisser à une hauteur pareille ? Inquiète, elle regarda de part et d'autre de son refuge d'urgence, mais ne voyait pour l'instant aucun moyen de poser les pieds à terre sans se faire mal. Pas le choix, il fallait faire appel à Mura. Lança avec difficulté la ball de son dernier Pokemon, elle le regarda apparaître dans un flux lumineux. A terre, il leva la tête vers elle, des points d'interrogation dans les yeux. Cela amusa la jeune fille, qui lui demanda de l'aider à descendre de son perchoir. Il s'exécuta sans un mot. Ce fut alors qu'une petite boule bleue surgit, toute colère. Le rouge lui montait presque aux joues. Alors que Nur se cacha derrière Mura, ce dernier lança un regard interloqué à la petite bête. Qui que quoi comment ? C'était quoi cette histoire de jeu et de triche ? Puis, sans attendre son reste, la créature bleutée lança une attaque Groz'Yeux avant de s'enfuir en courant vers la plage.

Choqué, effrayé, ne comprenant absolument rien à la situation, l'Insécateur garda les yeux écarquillés un long instant. Quant à Nur, elle tremblait sous l'effet de l'attaque en s'agrippant à son compagnon de route. Quelle sale caractère, celui-là ! S'adossant contre le mur et se laissant tomber à terre, Nur expliqua brièvement l'histoire à son Pokemon, et exprima également son envie irrepressible de s'éloigner de la côte au plus tôt. Ceci dit, c'était bien joli, sauf que Requiem était resté au milieu du troupeau dont faisait très certainement partie le petit monstre. Avec un peu de chance, il reviendrait de lui-même.

Conservant le samurai verdoyant à ses côtés en qualité de garde du corps – histoire d'accueillir comme il se devait le carnivore marin s'il advenait qu'il repointe le bout de son museau – Nur s'avançait à petits pas vers la plage, regardant partout pour ne pas se faire surprendre une seconde fois. Son sac était resté sur la plage, elle l'avait oublié. Soudain, elle aperçut un détail inhabituel en s'approchant de son bien. Depuis quand elle parcourait les routes avec une queue écailleuse dans son sac ?

Je rêve ! Mura, Vive-Attaque !
Acquiesçant d'un petit cri, l'Insécateur s'élança aussitôt vers l'intrus, lames en avant. A cet instant, la petite bête sortit le museau du sac, plein de miettes, et s'y replongea totalement en apercevant Mura s'approcher à grande hâte. Une question tout de même : frapper ou ne pas frapper les affaires de sa dresseuse ? Il était désormais trop tard pour retenir le coup, mais Mura réussit à dévier son geste, enfonçant sa lame acérée dans le sable. Deux yeux globuleux observaient avec attention la situation, jaugeant son taux de fuite. Et s'il avait trouvé la cachette idéale ? L'adversaire semblait ne pas pouvoir l'atteindre et, surtout, il y avait là de quoi tenir un siège pendant plusieurs jours – du moins, s'il arrivait à résister aux gâteaux, viandes, et divers bonbons. Nur n'avait pas la réputation de manger convenablement et équilibré, ce qui était pour le squatteur une bénédiction.

Il s'enfonça alors dans le sac, et de là émergea un rire narquois et étouffé. Il s'amusait bien, et avait hâte de voir comment la jeune fille ferait pour le faire sortir de là. Jeune fille qui était, quelques mètres plus loin, bouche bée devant la scène. Il avait quand même du culot celui-là ! Pas de miracle certainement, il faudrait combattre. Nur plongea la main dans sa poche, laquelle se resserra sur du vide. Pokédex dans le sac, naturellement.

Enervée, elle lança un regard vers le groupe des semblables du petit monstre. De toute évidence, elle avait de nouveau réussi à attirer leur attention, à en juger par toutes les paires d'yeux et de mâchoires dirigés vers elle. Conclusion : pour ne pas finir en dîner, autant ne pas attaquer leur congénère. Et pour les rassurer, Nur rappela Mura dans sa ball. De toute façon, vu la situation et son air perdu, il n'était pas très utile dans l'état actuel des choses. Fronçant les sourcils, elle croisa les bras, restant à distance de ses propres affaires dans lesquelles l'intrus avait élu domicile. Lequel était, bien entendu, ravi.

Le ciel se voilà progressivement d'une couleur rosée, les nuages devenaient peu à peu écarlates. Affamé, Requiem finit par abandonner ses compagnons de jeu pour retrouver sa maîtresse, laquelle était assise dans le sable, le regard foudroyant toujours posé sur l'indésirable. Le Pokemon acier arriva bientôt à sa hauteur, et comprit immédiatement la situation. Il l'apostropha pour tenter de négocier. Non. Il lui demanda de quoi se nourrir. Non. Orgueil mis de côté, il se supplia. Bombant son abdomen, la créature bleue lui adressa un grand sourire et invita le Galekid à venir à lui. Il lui offrit un gâteau, mais ça n'était pas la nourriture du shiney. Une conserve ? Non non, des granulés cette fois. Ah ben dommage, ils avaient déjà atterri au fond de l'estomac du squatteur.

Serrant les poings, Nur observait d'un très mauvais œil la discution entre les deux Pokemons. Et bien qu'elle ne pipait mot de ce qu'ils se racontait, elle voyait bien que le petit monstre profitait allègrement de la situation. Elle frissonna alors sous l'effet de la brise, se rendant alors compte que la nuit tombait. La situation devenait insupportable à son sens.

Requiem, laisse tomber. Viens vers moi s'il te plaît...
Il n'y avait pas le moindre signe de colère dans sa voix. Relâchant son expression grimaçante, la dresseuse eut un visage triste en tendant la main vers son Pokemon. Le Galekid revint à petits pas, déçu de ne rien avoir obtenu par la diplomatie. Il s'installa entre ses jambes en tailleur, et laissa Nur refermer ses bras sur lui pour lui faire un câlin. Curieux, l'être doté d'écailles cessa de bouger pour regarder la scène. Elle l'étouffait pour le punir ? A moins que ça ne soit un nouveau jeu. Ça n'avait pas l'air amusant pourtant, même si la petite blonde semblait contente. Il ne connaissait ni la tendresse ni l'affection.
Une fois que le crépuscule ait laissé place à l'obscurité, Nur se rendit compte que la marée était descendue. Avec toutes ces émotions, elle n'avait pas fait attention à la marée plus tôt. La pente de la plage était douce, aussi, la mer était désormais bien loin. Le bruit de l'océan restait berçant, et la jeune fille ferma les yeux pour mieux se détendre et ignorer le froid. Mais bientôt, un bruit sourd perturba sa quiétude. Surprise, la blondinette observa son petit shiney. Effectivement, il avait faim. Elle aussi, d'ailleurs. Lançant un regard en biais au troupeau, qui semblait s'installer pour la nuit sur la plage, elle remarqua qu'il mangeaient. Sans doute des Pokemons marins. De la viande crue et fraîchement pêchée. A cette idée, la dresseuse frissonna, se rappelant qu'elle avait été coursée plus tôt par l'un d'entre eux afin de certainement finir dans son estomac.

Ou peut-être pas, puisque ses provisions l'intéressaient davantage que sa chair, à en juger par son installation improvisée dans son sac. Cela faisait plus d'une heure, de deux – qu'en savait-elle réellement ? – que la petite créature ne bougeait pas de là, et qu'elle-même et ses compagnons ne pouvaient rien faire. Même partir était impossible, puisque tout ce que Nur possédait était plus ou moins pris en otage en ce moment. La raison ne faisait pas partir le ravisseur, quant à la force brute... impensable. Elle finit par s'adresser à lui.

Dis donc, machin. Hey ! Tu veux pas aller rejoindre tes copains ? Tu vas quand même pas rester tout seul ici, quand même.
Elle accompagna le geste à la parole, afin de se faire comprendre. Sortant la tête du sac, le Pokemon sauvage la regarda, regarda son groupe, la regarda puis... fit « non » de la tête. Et zou, immersion. Fronçant les sourcils, elle insista devant le toupet qu'il avait.

Regarde, ils mangent sans toi quand même ! Et puis ta famille va s'inquiéter, va la rejoindre !
Cette fois, il ne sortit que la gueule du sac afin de prononcer distinctement « Kaï-mi-nus ». Nur faisait attention à son cri que pour la première fois. Ça n'était donc pas étonnant qu'elle ait l'impression d'avoir déjà croisé ceux de son espèce, puisqu'un professeur à Bourg Geon était connu pour en avoir plusieurs. Paraissait-il que c'était des êtres rares, introuvables dans les autres régions avant les cataclysmes. Une occasion inespérée pour une dresseuse ; comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?

Au pire, si tu aimes tellement mon sac et mes gâteaux, tu peux toujours venir avec nous. Requiem et Mura sont très bien avec moi. Qu'en dis-tu ?
Un silence se fit, aucune réponse ne provint du refuge de Kaïminus. Dans ce cas, qui ne dit mot consent-il ? Nur continua sur sa lancée, se sentant capable de le persuader de rejoindre son équipe. Avec sa force et son entrain, il ferait certainement un combattant formidable, moyennant le fait que la jeune fille ne fasse attention à ses crocs acérés.

Je ne sais pas si tu comprends ce que je dis en fait... Mais regarde, je m'occupe bien de ceux qui m'accompagnent. Jamais je ne les mets à l'écart, et en plus, je prends toujours soin d'eux.
Elle se doutait qu'elle appuyait sur une corde sensible en parlant de « mettre à l'écart », mais préférait toujours être directe. Apparemment, ce Pokemon ne s'entendait pas forcément très bien avec ses semblables, d'où le fait qu'il préfère courser Nur que de jouer avec eux. C'était pour elle un très bon argument à avancer. Par contre, pas besoin de signifier que Mura et Requiem lui appartenaient, il n'apprécierait pas forcément l'idée d'être possédé par un être humain.

Des mouvements se firent dans le sac, augmentaient d'intensité au fil des secondes. Puis, quelques affaires volèrent dans les airs. Interloquée, Nur poussa son shiney en avant afin de se redresser sur ses jambes. On aurait dit que le Kaïminus creusait le fond de la toile.

Mais ça va pas ?! Arrête !
Elle se précipita vers son bien, tendant la main, mais la retirant aussitôt en voyant les canines du monstre bleuté luire sous les rayons pâles de la Lune. Elle s'éloigna de quelques pas, et Kaïminus en profita pour bondir hors du sac. Il se précipita alors vers la mer, dont l'écume s'était avancée sur l'étendue sablonneuse. Il disparut dans la noirceur de la nuit, l'astre lunaire ayant choisi ce moment pour se réfugier derrière les nuages cotonneux.

Nur eut un léger pincement au cœur en le voyant ainsi filer. Elle avait à la fois le sentiment d'avoir perdu un bon élément pour son équipe, mais également de l'avoir blessé. Pourtant, au début, ce deuxième point était un but pour le rallier à elle. De toute évidence, ça ne marchait pas à tous les coups. La petite blonde dégagea une mèche de son visage, haussa les épaules, puis se précipita sur son sac. Rien n'était abîmé, mais des miettes de biscuits, de granulés et nombre de tâches chocolatés en parsemaient l'intérieur. Elle était presque dégoûtée à cette vue, ne sachant pas tout à faire comment nettoyer ses biens dans un endroit pareil. Et l'eau iodée, non merci. Finalement, elle soupira, appela Mura, et prit ce qui restait de nourriture pour le partager en trois. Nur leur fit comprendre que le lendemain, ils devraient chercher des baies, voire s'arrêter dans une ferme voisine pour refaire leurs provisions. Le Kaïminus avait agi comme une tornade.

Dans l'eau, sa tête à moitié émergée, le Pokemon en question observait les trois silhouettes que formait la petite équipe, ainsi que la masse de sa propre tribu. Le cœur lourd, il se laissa porter par les courants marins. Cette histoire n'était vraiment plus amusante du tout. Lui, tout ce qu'il désirait, c'était jouer. Apparemment, il était trop brutal pour tous. Et faire confiance à une humaine, tout comme faire confiance à ses semblables, lui paraissait bien trop risqué. Si ça se trouvait, ils se ressemblaient.

Le lendemain matin, bien après que l'aurore aux doigts de rose ait apparut à l'horizon, Requiem s'éveilla aux côtés de Nur. Il tira sur un pan de la couverture dans laquelle elle s'était enroulée avec son sac de couchage, ayant trouvé le sol bien trop dur pour dormir. Elle ressemblait ainsi à un rouleau de makis prêts à être découpé, et faisait de la sorte office de garniture. Mais son compagnon ne voyait pas la chose sous cet angle, et finit par la pousser afin de la dérouler. Comme un tapis rouge. C'est un peu plus classe qu'un rouleau de makis quand même.

Difficilement, la petite blonde émergea alors. Regardant autour d'elle, elle plissa les yeux sous les rayons solaires qui s'infiltraient par une fenêtre brisée, et fut contente de constater qu'aucun Kaïminus n'était dans les parages. Selon elle, rester sur la plage aurait été trop risqué. Heureusement que certaines bâtisses avaient plutôt bien résisté au tsunami deux ans plus tôt. D'ailleurs, pas de petit monstre en vue, mais pas de Mura non plus. Où était-il passé ?

Rapidement, Nur plia bagages et regarda hors du bâtiment en ruines. Les rues étaient toujours désertes. A coup sûr, il devait être parti vers la plage. A moins qu'il n'ait déserté... Non, ça n'était pas possible. Tout simplement parce que ça ne lui viendrait pas à l'esprit. Elle s'efforça d'y croire, se convainquit qu'elle devait faire confiance à son équipe. Requiem et Mura étaient aussi loyaux envers elle l'un que l'autre, et la blonde ne les maltraitait pas. Il n'avait donc aucune raison de partir.

La tête pleine de doutes, la jeune dresseuse ne put réprimer un soupir de soulagement en apercevant l'Insécateur prêt de la mer. Il restait fixe, le regard baissé. Sa maîtresse s'approcha alors de lui, se demandant bien ce qui pouvait lui arriver. Une forme bleue apparut alors aux pieds de Mura. Ils discutaient ?

A la vue de Nur, Kaïminus prit la poudre d'escampette de nouveau. C'était le monde à l'envers. Piquée par son attitude, la jeune bourgeoise fronça les sourcils en approchant de son second compagnon de route, tandis que Requiem fixait avec envie le groupe de Pokemons, toujours présent sur la plage. Nonchalamment, la blondinette lui fit signe d'aller jouer. Dans tous les cas, il irait vers eux, donc ça ne servait à rien de lui refuser ça. D'autant plus que Requiem n'avait pas plus d'affinité que cela avec le grand et hautain Mura, qui préférait de loin méditer en solitaire. Il avait peut-être été un Meditikka dans une vie antérieure, qui sait ?

La matinée se poursuivit de la sorte ; Requiem jouait, Mura méditait et combattait dans le vide, tandis que Nur repartait visiter Olivillle. Malheureusement pour elle, rien ne pouvait l'aider à retrouver trace d'Aline. Curieux séjour dans ces ruines tout de même. Tout semblait la pousser à partir d'ici, autant la présence des Kaïminus que les mésaventures avec l'un d'entre eux. Cependant, elle ne savait pourquoi, mais elle désirait ardemment rester en ces lieux où elle ne se sentait pas à l'aise. Une ambiance morbide et vide y régnait, elle prenait sur elle pour l'ignorer. Elle se persuadait que c'était son destin, que ça n'était pas par hasard qu'elle était ici, qu'elle avait un rôle à y jouer. Ou découvrir quelque chose d'important pour sa vie.

En réalité, Nur ne savait pas comment traduire son besoin de rester ici. Elle avait désormais récupéré ses biens, et Aline n'était définitivement pas en ces lieux. Que faire alors ? Agacée par ces questions incessantes et sans réponses, donc frustrantes, la jeune fille retourna sur la plage retrouver ses Pokemons.

Aucun des deux ne semblait prêt à partir. Mura, concentré, enchaînait les coups de lames dans l'eau, et de son côté, Requiem était noyé dans la masse bleutée qui s'était installée la veille. Elle ne le distinguait plus que par instant, mais se doutait tout de même qu'il ne s'y ennuyait pas. À elle de s'occuper un peu maintenant, en évitant tout de même les réflexions sans queue ni tête. Elle aurait aimé lire, mais n'avait aucun ouvrage sous la main. La jeune fille se mit alors à faire des petits tas de sable pour passer le temps, entassant des coquillages brisés sur le côté.

Une petite ombre se dessina alors près d'elle et Nur redressa la tête. C'était Kaïminus, qui ne paraissait à première vue pas de bonne humeur. Encore fâché par les mots dits la veille ? Inquiète, elle commença à lui balancer les fameux coquillages cassés au visage afin de le repousser. Mais contrairement à ses attentes, il n'en fut pas ainsi. La petite bête, vive, les attrapait tous au vol et les brisa en petits morceaux à l'aide de sa puissante mâchoire. Au fil des secondes, la jeune fille constata qu'il les attrapait tous et, curieuse, elle fit exprès de le rater dans ses lancés. Il continua à les chercher, bondissant avec agilité, pour les réduire en poussière. Et semblait bien s'amuser. A tel point que la dresseuse, pour s'occuper, joua le jeu. Tant que sa mâchoire ne se refermait pas sur elle, cela lui allait.

Les heures passèrent, et la jeune fille réussit tant bien que mal à se rapprocher de la créature sauvage. A force de jouer, cette dernière prit plaisir à rester en compagnie de Nur. Il tenta cependant plus d'une fois de la mordre, grisé par le jeu mais aussi habitué à agir de la sorte. Il suffisait à la demoiselle de hausser le ton, voire tout simplement d'envoyer un objet au loin, et il s'éloignait. C'était déjà bien plus rassurant que la veille, où elle avait fait la course de sa vie.

Contrairement à ce qu'elle imaginait, Nur ne se lassait pas de jouer de la sorte, avec liberté et insouciance. Elle finit même par rire, oubliant l'aura morbide qui embrassait Oliville. Mais bientôt, son estomac cria famine. Vu la hauteur de l'astre solaire dans le ciel, il était évident que l'heure du déjeuner était proche.

Mura, Requiem, à table !
Tandis que le premier abandonna sa méditation sans broncher, le second ne l'entendit même pas, trop occupé avec le troupeau de Kaïminus. La jeune fille haussa les épaules avant de se diriger vers son sac ; il reviendrait bien tôt ou tard. Soudain, surprise. C'était vrai qu'elle n'avait presque plus rien à manger. Levant la tête vers l'Insécateur à la mine impassible, elle lui proposa de chercher des baies. Tous deux regardèrent alors alentour, histoire de trouver un arbre à fruit. Mais les seuls végétaux proches n'étaient que des buissons aux branches torturés, car peu nourris sur la terre sableuse. Quant à trouver quelque chose à Oliville, c'était sans doute peine perdue. Nur baissa la tête, songeuse. A tous les coups, il fallait retourner sur la route 39 pour trouver un tant soit peu de verdure digne de ce nom. D'ailleurs, une ferme n'était pas loin. Or, s'il était nécessaire de s'éloigner autant de la plage, il était hors de question de laisser le petit shiney ici. Car il était le compagnon de Nur. Car personne ne savait de quoi était fait l'avenir, et que l'union fait toujours la force.

Le petit Kaïminus, quant à lui, semblait déçu que le jeu s'arrête si tôt. Il suivit du regard la dresseuse en herbe, laquelle s'approcha du troupeau. Lorsqu'elle fut à distance réduite, des dizaines de mâchoires la menacèrent. Un pas de plus et zou, direction la charcuterie party. Inquiète, la demoiselle n'avança pas plus, appelant son Pokemon. Pas de réponse, si ce n'était que tous les regards convergèrent dans sa direction. Et là, un petit monstre bleuté s'interposa entre eux, dos à l'humaine.

Surprise, Nur observa l'être qui se positionnait en tant que bouclier vivant. Requiem sortit la tête de la masse de Kaïminus à ce moment, rejoignant au petit trot sa maîtresse. Quant aux individus de la même espèce, ils paraissaient foncièrement énervés, choqués, voire vexés par l'attitude de leur semblable. Il était du côté de l'humaine ? Il protégeait l'être qui pouvait menacer leur liberté à tout instant ? Alors il ne faisait plus partie des leurs. Peut-être était-il déjà domestiqué après tout. Des cris furieux émanèrent ainsi de la foule, laquelle chassait à l'unisson le Pokemon marin.

Nur comprit qu'ils s'adressaient à elle et tourna les talons à vive allure, le Galekid à sa suite. La mine fermée, la véritable cible de la société de monstres ne bougea pas d'un centimètre. Ses pupilles se dilatèrent soudain, voyant ses semblables bondir vers lui, tous crocs dehors. Là, ça n'avait plus rien d'un jeu. Alerte, la jeune fille se retourna, contemplant avec effroi la violence des coups donnés. Son protecteur tentait de se défendre comme il pouvait, mais il était évident qu'il ne pouvait rien contre un tel nombre d'adversaires à la fois. Il ne s'en sortirait pas. Pas vivant du moins.

Révoltée contre ce combat littéralement inégal, Nur appela instinctivement Mura à l'attaque. Ce dernier, n'ayant pas perdu une miette de la scène, fonça dans le tas. Lorsqu'il déblaya suffisamment de Kaïminus sur son passage grâce à ses lames aiguisées, fit monter leur victime sur son dos et décolla, préparant une attaque Onde Vide. De leur côté, la dresseuse et Requiem courraient déjà en direction d'Olivillle. Mura prépara rapidement son attaque, l'envoya à la tête du troupeau. Tous, secoués, tombèrent tels des feuilles mortes en plein automne. L'Insécateur jugea alors bon de ne pas s'éterniser et, tandis que tous se redressaient sur leurs pattes, il s'envola en direction de l'océan. Naturellement, ils le poursuivirent.

Essoufflée, Nur s'était cachée entre la plage et la ville en ruine. Le petit shiney, devant elle, restait sur ses gardes, prêt à attaquer tout Pokemon du troupeau qui les aurait suivi. Une minute. Puis deux. Cinq. Au fil du temps, il détendit ses muscles, rassuré. Enfin, la blondinette aperçut Mura dans le ciel azur. Il leur avait échappé, en grande partie grâce à sa rapidité. Prendre des initiatives n'était ni son fort, ni apprécié par sa dresseuse, mais en cet instant, elle le remercia intérieurement de son comportement ingénieux.

Il était désormais temps de lever le camp. Agitée, le cœur battant, Nur intima à tous de fuir la plage. Cependant, tandis que Mura et Requiem hochèrent la tête en signe d'accord, le petit rescapé gardait la tête baissée. La jeune fille insista alors, décidée à le secouer.

Tu vas mourir s'ils reviennent ! Arrête de faire l'imbécile et viens avec nous !
Hésitant, le Pokemon sauvage prit alors une expression renfrognée. Si la reconnaissance et l'idée de la suivre le séduisait, il n'avait pas la moindre envie de finir ses jours en tant qu'esclave de combat. Cette attitude énerva la petite blonde, qui avait fini par décréter que Kaïminus devait venir avec eux. C'était la meilleure chose à faire selon elle, et cela servait à tous deux leurs intérêts. Il n'y avait alors pour elle plus qu'une seule solution qui s'offrait.

Mais quelle tête de... ! Bon, puisque tu ne me laisses pas d'autres choix ; Mura, Vive-Attaque !
La créature verdoyante ne semblait pas convaincu par l'idée, mais s'exécuta dans l'instant. Pris par surprise, Kaïminus poussa un cri avant de tomber en arrière. Pourquoi le frapper ainsi ? Il lança un regard interloqué à l'Insécateur qui se mit en position défensive devant lui. La colère monta alors en lui. Tous n'étaient que des monstres en réalité. Mais celui-là, il l'aurait.

Aussitôt, il répliqua par un Pistolet à O. Un grand filet aqueux jaillit alors de sa gueule, qui atteignit directement sa cible. Mura se protégeait tant bien que mal, même si ses avant-bras ne pouvaient stopper l'attaque. Il était temps d'augmenter le niveau, et surtout d'accélérer le combat. Au loin, l'horizon prenait une forme distordue, étrange. Le troupeau revenait vers la rive. Effrayée, Nur intima à son compagnon d'utiliser Puissance, puis une attaque Groz'Yeux.

Tandis que Mura s'enveloppa d'une aura lumineuse pour concentrer sa force, le petit monstre bleuté se remit sur ses pattes et lança de nouveau Pistolet à O. Les griffes de sa cible s'enfoncèrent dans le sable, afin de ne pas être projeté en arrière. Et alors, ses yeux rougeoyèrent, deux globes oculaires inquiétants firent leur apparition devant le Kaïminus, qui finit par baisser la garde. Un petit sourire nerveux naquit sur le visage de la dresseuse ; ces deux attaques combinées, il y avait de grandes chances que le combat se termine rapidement.

Utilise Vive-Attaque ! Jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus !
Le sort en était décidé. Mura répéta ainsi cette attaque, tandis que le Pokemon sauvage alternait Griffe et Pistolet à Eau. La fatigue accumulée se faisait de plus en plus sentir, au point qu'il rata son jet aqueux. Profitant de la faille ressentie, l'Insécateur l'attaqua une dernière fois. Coup critique certainement, puisque le Kaïminus semblait ne plus être capable de se relever ; il avait du mal à cela, tout du moins. Levant la tête vers les flots, Nur se mit à paniquer. Elle pouvait désormais discerner les visages menaçants qui nageaient vers la plage. Ce fut alors que, dans un geste sans nulle préméditation, elle prit la première PokeBall qu'elle trouva à sa ceinture et la balança vers le Pokemon blessé.

A peine Kaïminus fut-il happé par une lumière à l'intérieur que la jeune fille courut vers l'objet sphérique, s'en empara, et se mit à courir vers Oliville. Dans sa main, la ball bicolore vibrait. Elle espérait aussi fort que possible, comme si sa volonté pouvait jouer sur la capture, que Kaïminus ne s'échapperait pas en cours de route. Les cris de ceux de son espèces devenaient clairs et tonitruants.

Modération de Chris a écrit:
33 points !
Retrait d'une Pokéball.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Frissons et véhémence.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Frissons et véhémence.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pokémon Powa :: Administration :: Archives :: RPG-